Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réjanne globetrotteuse
  • : Venez découvrir ma passion et la réalisation de mes rêves: voyager un an en Asie ainsi que mes autres découvertes, telles que trekking et pèlerinage. Parcours, carnets de route, impressions, photos, conseils...
  • Contact

Recherche

8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 01:39
Dans le village de GoshalMardi 3 avril, après la veille très mouvementée mais qui s'est très bien passée selon les standards indiens, il nous restait quelques formalités à compléter pour la prochaine étape: la demande de visa maintenant qu'il a son passeport. J'ai des photos que je voulais mettre sur mon blog mais le café internet marchait sur génératrice à Manali car il n'y avait plus d'électricité, chose courante et quasi quotidienne ici. Aujourd'hui cela fonctionne, donc vous pouvez aller voir les autres articles ou j'ai mis d'autres photos.
Une enfant qui me demande quelques roupies

Nous sommes donc allés à la banque. Là aussi tout est anarchique, pas de file d'attente, juste des gens agglutinés les uns aux autres derrière le comptoir. Il nous manquait un papier (affidavit) à récupérer au bureau du magistrat et on a acheté nos billets de bus pour Chandigarh ou se trouve le bureau des visas pour le Canada et pris rendez-vous avec le docteur recommandé par Immigration Canada pour le check-up d'Ashu.

Repas local de Rice and Dhaal pour environ 0,5$

 

 

 

Enfin, on peut relaxer un peu et je suis toute surprise que tout se déroule si bien jusqu'à présent. On dirait que la chance est avec nous. On fait les courses au marché de Manali pour la petite fête familiale prévue le soir pour célébrer notre mariage.
Femmes tibétaines au bazarLe marchéLe boucher de BahangOn s'arrête en dernier acheter de la viande chez le boucher local à Bahang de l'autre côté de Goshal. Il faut que vous voyiez la photo pour le croire! Et c'est certain que vous deviendrez tous végétariens comme moi. Le boucher est dans sa cabane en bois. Sa viande est quand même couverte d'un linge et avec sa machette il coupe la viande. Pas besoin de vous dire qu'il n'y a rien de réfrigéré dans un tel endroit mais heureusement il n'y a pas encore trop de mouches en cette saison.
 La maison ancestrale familiale
Le party ne s'annonce pas très bien. Mehar, le frère d'Ashu est parti emmener sa mère voir le docteur à Kullu car elle a un problème aux yeux. J'aide sa sœur à écosser les petits-pois pour le plat qu'elle va cuisiner avec du fromage (paneer). Son autre sœur ne peut venir car elle est trop occupée avec la préparation du festival local de son village. Bref, il est presque 20 h et personne n'est arrivé. On mange donc tous les 2 dans la maison ancestrale et le frère, sa femme et ses jumeaux, la mère, le père arrivent juste après. Je suis un peu déçue car ce n'est pas ce que j'avais imaginé.
Finalement on s'en va dans la nouvelle maison ou les 2 témoins (dentiste et hôtelier) se trouvent, sa sœur Koshalia, une amie, une tante et cousine. Les femmes décident de me vêtir de la tenue locale.  On fait quelques photos en s'amusant et on danse entre femmes sur de la musique locale. C'était la partie la plus drôle et on a vraiment eu du fun sans que je ne comprenne rien à ce qu'elles me disaient.
Entre femmes  Danse entre femmes
Moi, Ashu, sa mère, sa belle-soeur et Mehar son frèreMercredi 4 avril, nous partons pour Chandigarh, capitale de 2 états: l'Haryana et le Penjab mais c'est aussi là que se trouve le bureau des visas pour le Canada. En bus de nuit mais sans couchette cette fois-ci, cela a pris environ 9 h sur une route sinueuse et qui descend tout le long, puisque Manali est à plus de 2000 m. d'altitude. Donc tout le long le chauffeur donne des grands coups de freins qui génèrent un gros bruit à chaque fois. Comme la route est très étroite, les croisements sont assez difficiles sans compter les dépassements mais notre chauffeur téméraire fonce et ne freine que s'il n'en a pas le choix. Je n'ai même pas réussi à dormir 5 minutes dans ce bus!
 Signe que l'on retrouve très souvent dans la ville

En plus on arrive en plein milieu de la nuit à 3 hre du matin. On prend un chaï à la gare routière ou il y a pas mal d'animation et je me désole de voir qu'il s'agit d'un garçon d'environ 10 ans qui travaille là et qui nous sert notre chaï. C'est triste de voir autant d'enfants travailler en Inde, surtout à une heure ou ils devraient être couchés. On ne sait pas trop où aller car à cette heure-ci il est trop tôt pour un hôtel. On prend donc un vélo-rickshaw et on se rend au bureau des visas mais j'ai une envie d'aller aux toilettes qui me prend et il n'y a pas de toilettes là. On décide donc de marcher jusqu'à un hôtel proche qui se trouve dans mon Rough Guide. Il y a bien un type allongé sur un banc qui dort là mais il nous dit que l'hôtel est complet. On prend un autre vélo-rickshaw qui nous fait faire presque le tour de la ville avant de finalement trouver l’hôtel Vikrant dans le secteur 18D avec une chambre à prix raisonnable, c'est à dire 450 R sans fenêtre ni salle de bain. 
 La ville est pleine d'avocats qui offrent leurs services dans la rue avec comme outil de travail leur vieille machine à écrire

On retourne au bureau des visas vers 8h30 et il nous manque quelques photocopies car à Manali il n'y avait plus d'électricité le jour ou on est parti. Il doit refaire ses photos et il ressort avec le sourire en me disant qu'ils ont pris tous les formulaires et ma lettre d'invitation car ce que l'on demande c'est un visa de touriste. On doit revenir mardi à 17h car vendredi et lundi c'est férié à cause de Pâques. Cela tombe un peu mal car on se retrouve avec 3 journées à rester ici. Surtout que rien n'est garanti. On doit payer pour le visa $75 mais tout le monde semble nous dire qu'il va être refusé car maintenant que nous sommes mariés, ils vont lui dire d'appliquer comme résident permanent avec moi comme sponsor, ce qu'on a l'intention de faire mais cela va prendre du temps, peut-être encore 6 mois. Mais je ne veux pas me laisser influencer par tous et je me dis que notre bonne étoile va continuer à nous suivre. 
 

En attendant, on va acheter notre billet de train à la gare pour Delhi et Jaipur au Rajasthan pour mercredi. Notre lune de miel au Rajasthan est pas mal raccourcie à cause des délais pour le visa. Je suis un peu déçue surtout qu’on ne sait pas encore si on a fait toutes ses démarches pour que cela aboutisse ou non. Tout est tellement compliqué pour acheter des billets de train. Ashu n'y comprend pas plus que moi car il n'a pris le train qu'avec moi, jamais avant. On doit toujours remplir un formulaire avant d'acheter son billet sur lequel on inscrit toutes les informations du train que l'on veut prendre ainsi que nos noms et âges. On ne trouve pas ces maudits formulaires. On finit par comprendre qu'il faut aller à l'extérieur de la gare et on marche jusqu'à un autre édifice ou il y a une longue file d'attente. On nous donne un formulaire. Une chance que j'ai déjà trouvé toutes les informations du train sur internet.  Un avantage d'être une femme en Inde c'est qu'il y a une file d'attente séparée pour les femmes et s’il n'y en a pas, on peut passer avant tout le monde! C'est ce qu'Ashu me dit de faire, ce qui ne semble pas faire l'affaire du type derrière moi qui arrive à glisser son formulaire avant le mien au guichet. Mais l'employé le lui retourne car il est incomplet, ce qui fait que je passe avant lui! On a les billets mais pour la 2e partie on est sur la liste d'attente en 4e et 5e position. Je ne suis pas trop sure si on va avoir de la place ni ce que l'on doit faire pour confirmer.


On décide d'aller à Amritsar pour 2 jours visiter le fameux Golden Temple qui est le lieu saint pour les Sikhs et qui se trouve à 205 kms de Chandigarh.
Entrée du Golden Temple
Partager cet article
Repost0
3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 01:39

Lundi 2 avril, nous avons eu une journée très occupée car nous avons fait tous les papiers pour faire enregistrer notre mariage. Un véritable parcours du combattant. Je tentais de comprendre toutes les démarches à faire, pourquoi on allait à tel endroit, qui étaient toutes ces personnes. Vous ne pouvez même pas vous imaginer à quel point tout est archaïque ici. Ce sont des maniaques des tampons et des signatures. Le frère d'Ashu nous a accompagnés durant toutes les démarches. C'est lui qui m'expliquait ce que l'on devait faire.

Le bureau du notaire a ManaliD'abord on est allé au bureau du notaire et on est resté assis là un bon moment. Il y avait plein de monde qui rentraient et sortaient. Ils apportaient des papiers, le commis du notaire préparait des documents à l'ordinateur. C'est le seul ordinateur que j'ai vu dans tous les bureaux visités. Dehors, 2 filles sont assises avec une vieille machine à écrire. Mais leur rôle principal semble être de mettre des tampons et de faire signer les documents.

Longue attente au bureau du notaireAprès une longue discussion, le commis du notaire me demande d'écrire sur un papier mon nom, adresse, nationalité, âge... Finalement il sort son modèle d'acte de mariage et tape toutes les informations. Il prépare plusieurs documents. Puis on me dit qu'il faut que j'aille chercher les formulaires. 

Magasin ou ils vendent les formulaires officielsNous voici partis Ashu et moi dans un autre coin du marché et dans une petite échoppe ou ils vendent quelques vêtements, un homme d'un certain âge vend aussi des formulaires. Il remplit son registre et écrit mon nom d'une façon à peine lisible. Je signe le registre. Il sort ses formulaires, écrit mon nom sur l'un, le nom d'Ashu sur l'autre et plusieurs tampons plus tard, on repart avec nos formulaires et des timbres fiscaux.

Le commis du notaire est occupé avec d'autres personnes. Il continue à remplir nos documents. Une discussion s'en suit car les documents officiels d'Ashu portent parfois le nom d'Ashwani Kumar, d'autres fois Ashwani Thakur. Son passeport est au nom d'Ashwani Thakur, donc je veux que le certificat de mariage soit au même nom. Il prépare un affidavit pour dire que les 2 noms sont pour la même personne. Ils me disent que je dois remplir un autre formulaire comme quoi je suis enregistrée dans un hôtel car c'est obligatoire, le fameux « C Form » que l’on remplit dans chaque hôtel et qui doit être remis à la police locale. 

 

Ne vous en faites pas, elle ne m'a pas force a signer! C'est juste que je ne suis pas certaine ou je dois signer!

Je vais chez un de leurs amis qui tient un hôtel et on décide que je suis résidente de cet hôtel. Cet ami est aussi un des témoins pour signer l'acte de mariage. Il vient avec nous au bureau du notaire. Arrive aussi un autre ami, un dentiste qui est le 2e témoin. Pour le 3e témoin, on me dit qu’il faut que ce soit un avocat. Arrive un type habillé comme un mendiant et c'est lui l'avocat! Ashu signe les papiers, moi aussi et les témoins. Il nous manque encore un formulaire qu'il faut retourner chercher au marché et on revient terminer d'imprimer tous les documents. 

 

Ensuite il faut que le notaire signe. Il se trouve dans le bureau du fond. Son bureau croule sous les papiers et les dossiers. Il y a plein de monde assis dans ce bureau. Aucune espèce d’idée de ce qu'ils font. Il nous pose quelques questions et notre avocat-mendiant lui tend les formulaires, qu'il signe. 

 

Attente a l'exterieur du bureau du magistratÉtape ultime, il faut aller au bureau du magistrat qui doit donner l'ultime signature. On repart vers le nord de la ville. Il est déjà plus de 4 hre et on se demande s’il va pouvoir nous recevoir. Il a fini ses audiences publiques et notre avocat doit entrer avec un petit bout de papier sur lequel est inscrite notre requête pour voir s'il veut bien accepter de nous recevoir. La chance est avec nous. Eureka! La porte s'ouvre et nous entrons dans le bureau de la plus haute instance juridique de Manali, un autre bureau fouillis avec plusieurs personnes assises. Il s'adresse à Ashu et lui pose plusieurs questions, puis c'est mon tour: depuis quand je le connais, si je veux l'épouser... Il signe les documents.Encore une autre signature d'un autre registre!

JJe crois que j'ai oublié quelques tampons entre ces étapes et un moment ou j'ai eu des sueurs froides car on avait égaré un des documents parmi toute la paperasse sur l'un des bureaux d’un commis. Il nous a aussi fallu aller faire faire des photos d’identité. Et il nous manque un mandat postal qu'on ira chercher le lendemain. Finalement tout a été rondement mené pour ici, en une journée, et on nous dit que l'avis doit être publié pour un mois et qu'on devrait avoir le certificat d'ici un mois et demi. Nous voici soulagés. Nous sommes donc mari et femme ici en Inde même si je n’ai aucun document officiel avec moi. Pour la suite (la réception), je vous la raconterai un autre jour.

 La soeur d'Ashu le felicite pour son passportAutre bonne nouvelle : Ashu a eu son passeport. C'était vraiment notre journée chanceuse. Nous voici en route pour Chandigarh pour demander un visa de touriste.

 

Partager cet article
Repost0
31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 02:58

A l'aeroport de Zurich en attendant mon prochain avion pour DelhiJ'ai ajouté des photos et du texte. Je suis bien arrivée à Delhi après un très long trajet de 3 avions mais il n'y a eu que peu de retard et mes bagages ont suivi. Par contre Ashu n'était pas à l'aéroport et était déjà retourné à l'hôtel ne me voyant pas. Cela a mal commencé car je pensais vraiment le voir là! Mais bon, tout s'est arrangé et je l'ai retrouvé qui m'attendait devant l'hôtel. Cet hôtel n'était vraiment pas super et je n'arrivais pas à dormir car c'était comme si je me couchais en plein jour avec le décalage.

Et oui c'est a cela que resemble Pahar Ganj!Mais ce matin j'étais en pleine forme et heureuse de me retrouver dans toute l'effervescence de Pahar Ganj avec tous ces rickshaws, klaxons... Je me suis sentie immédiatement à l'aise dans tout ce brouhaha et cette masse humaine. Il fait terriblement chaud. C'est aussi cela, Delhi! Tous les moyens de transport sont utilisésC'était prévisible et je me suis achetée des sandales et une chemise en coton pour le reste du voyage. Maintenant on va encore passer quelques heures au bazar avant de prendre le bus de nuit pour Manali. Je suis vraiment en vacances et j'ai déjà tout oublié du travail.

En attendant le sleeper-bus avec les IsraeliensQuelle longue attente, plus de trois heures de retard pour le bus-couchette pour Manali avec tous ces Israeli back-packers qui ont l'air de hippies à moitié nu et souvent nu-pieds. Le trajet sera extrêmement long mais on dort quand même quelques heures malgré les virages et les klaxons. Le confort des bus-couchettes mais pas des routesJ'avais oublié à quel point les Indiens sont des malades du klaxon. Notre chauffeur lui est un virtuose du klaxon. Il en a plusieurs sortes et nous joue différentes notes à chaque virage ou à chaque fois qu'un autre véhicule se trouve sur notre chemin car il ne faut pas oublier que chaque conducteur en Inde pense que la route lui appartient à lui seul et que les autres doivent s'ôter du chemin. Alors on se retrouve dans des situations ou 2 véhicules se foncent quasiment dessus jusqu'à ce que l'un d'eux cède et donne un grand coup de freins de dernière minute! 

 Le village de Goshal entouré par les montagnes

Partis vers 19h on arrive à Manali le lendemain après-midi vers 14h. La température est douce et c'est super agréable de retrouver les montagnes qui sont beaucoup plus enneigées que lors de ma dernière visite. Mehar, le frère d'Ashu nous attend à la sortie du bus avec son auto et nous emmène jusqu'à Goshal.   Moi, Ashu, sa mère, sa belle-soeur et neveu, son frère Mehar devant la maison ancestraleAshu et moi à notre arrivée à Goshal devant la maison

 

 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 18:05

Ça y est c’est demain que je repars pour l’Inde. Enfin, car cela fera presque 6 mois et demi que j'ai quitté ce pays, qui était le 8ieme et dernier de mon année sabbatique en Asie. Pour une raison plus qu'évidente (Ashu) je suis très attachée à l'Inde mais ce n’est pas la seule raison. J'avais beaucoup lu sur le fameux choc et la fascination que ce pays suscite ainsi que sur les extrêmes qui s’y côtoient. Tout cela est vrai et pourtant quand j'y étais je ne me suis pas laissée choquée par ce que j'ai vu. J'avais entrepris ce voyage pour découvrir et non juger. Mais comme on l'entend si souvent: c'est vrai qu'on ne peut pas rester indifférent à ce pays, à ces gens car il y a toujours quelque situation ou personne qui vient chercher nos émotions jusqu'au plus profond de nos tripes. 

On ne peut comparer l'Inde à aucun autre pays. C'est le dépaysement total qui attend le voyageur dès son arrivée et déjà là il en perd tous ses repères. On se retrouve avec des sentiments mitigés et contradictoires oscillant entre l’exaspération et l’enthousiasme, entre le dégoût et l’admiration, entre le rejet et l’émerveillement. On se demande parfois qu’est-ce qu’on fait dans ce foutu pays et en même temps on n’a pas envie de le quitter, ou quand on l’a quitté on pense à notre prochaine visite car on sait que ce que l’on a vu n’est qu’une infime partie du continent indien. Il nous faudrait des mois ou plutôt des années pour le découvrir et le connaître. C’est vrai que les âmes sensibles doivent être averties mais je ne crois pas que cela soit si terrible, quand on a un peu voyagé en Asie et qu’on est prêt pour la découverte, pleins de belles surprises nous attendent dans ce fantastique pays. 

Tous nos sens sont mis à contribution et tous nos préjugés mis sans dessus-dessous :

 ·        Dans les villes et les rues étroites,  on peut se sentir étouffer parmi cette foule de gens. Mais c’est aussi la beauté de toute cette diversité, avec les couleurs chatoyantes des saris que les femmes portent et toute l’action qui se déroule sous nos yeux : marchandage, cuisine, transport de marchandises…  

·       
Pris au milieu du trafic incessant, on peut se sentir paniquer avec ces auto-rickshaws, vélo-rickshaws, taxis qui se frôlent et se faufilent partout ou c'est possible et même impossible; sans compter les piétons, les animaux (chiens, chèvres mais surtout sacrées vaches, car elles sont partout et nous surprennent parfois au détour d'une ruelle mais elles sont sacrées à ce qu'il paraît!...). Par contre,  si on s’arrête dans un endroit stratégique, pour manger et boire un chaï (thé à l’indienne, avec du lait et très sucré, parfois avec des épices appelé masala chaï) et surtout pour observer ce qu’il se passe dans la rue, alors on commence à y prendre plaisir car il est impossible de s’ennuyer devant une telle effervescence et c’est en observant les gestes de la vie quotidienne qu’on commence tranquillement à s’attacher à ce pays.

 ·        Les odeurs d'urine, de bouse de vache, de vidanges, de fumée des crémations peuvent nous dégoûter. Mais on est aussi alléché par les merveilleuses odeurs de nourriture, d’épices, de curry et masala, puisqu’à peu près partout, souvent sur le bord de la rue, on trouve des gens en train de cuisiner quelque plat ou snack. Mais c’est aussi l’odeur de l’encens dans les magasins, dans les temples…

 ·        Le bruit du trafic, des klaxons, de la musique à tue-tête avec des chants / incantations dès l'aube quand on est près d'un temple et des gens qui parlent toujours super fort peut être exaspérant. Mais toute cette cacophonie finit par faire partie de notre quotidien et on se surprend à rire de les voir tous s’exciter ainsi sur leur klaxon.

 ·        La saleté et l'attitude des Indiens qui traitent la rue ou la rivière comme une poubelle peuvent être choquantes, surtout quand on les voit qui jettent tout par la fenêtre du train ou du bus. À côté de cela, il y a des lieux touristiques super cleans.

 ·        La pollution de l'air qui nous fait moucher noir dans toutes les villes de l'Inde est un fléau mais quand on est dans les montagnes de l’Himalaya, on l’oublie et on respire vraiment!

 ·        La pollution des rivières est désolante car ou on y jette les ordures, les offrandes mais les gens s’y baignent quand même et y lavent leur linge.

 ·        l'état des toilettes publiques quand il y en a, avec odeur parfois insoutenable, une saleté indescriptible, qui font préférer la nature ou n'importe quel endroit relativement tranquille comme les locaux, qui s’accroupissent (certains hommes aussi, c’est rigolo) pour uriner sans trop se préoccuper de l’entourage plus ou moins lointain.

 ·        le côté voyeur des Indiens qui semblent tout le temps nous observer et nous dévisager, nous fixer du regard sans aucune gêne et leur curiosité qui les poussent à nous poser toutes sortes de questions, ce qui fait qu'en quelques minutes on leur a presque tout dévoilé de notre vie. On devient amis très rapidement. Les liens se créent spontanément et le tout se conclut par l’incontournable photo de groupe qu’ils adorent.

 ·        Bien sur il y a le harcèlement des vendeurs de rue qui nous racolent à tous les coins dans les bazars des endroits touristiques. Ce sont des menteurs professionnels, capables de vous vendre du coton pour de la soie, des pierres de plastique pour des turquoises, mais qui vous offriront une tasse de chaï, ne seront jamais pressés, toujours prêts à converser, à marchander et qui veulent s’assurer que peu importe ce que vous achetiez, vous partiez content et eux aussi, car ne l’oublions, si vous êtes content, ils le sont eux aussi et cela leur apportera un bon karma.

 ·        Il y a bien aussi le harcèlement des chauffeurs de rickshaw qui nous interpellent partout et ne comprennent pas qu'on ait juste envie de se balader à pieds et qu'on se fout de leur véhicule.  Pourtant ils se jettent sur nous en criant tous à la fois dès qu'on arrive dans une nouvelle ville, à la sortie de la gare ou à l'endroit ou l'autobus s'est arrangé avec eux pour nous débarquer. Ils ne comprennent donc pas qu'en agissant ainsi on cherche juste à s'éloigner de cette horde au plus sacrant. Mais cela fait peut-être partie de leur stratégie pour nous intimider et ensuite aller nous récupérer un peu plus loin, en se disant que maintenant cela va être dans la poche et qu'ils vont pouvoir nous emmener dans l'hôtel de leur choix, celui qui leur paye une commission (ou plutôt c'est nous qui la payons car ce sera reflété sur notre note)

 ·        Il y a les routes avec de gigantesques nids de poule, des torrents à traverser, des virages, des bosses, des vaches ou des troupeaux de moutons qui bloquent l'accès, les autobus locaux hyperbondés, parfois avec conduite hyper dangereuse et la chaleur étouffante, la poussière et la fumée des pots d'échappement qui nous agressent le visage. Mais qui n’a pas pris de transports locaux en Inde manque vraiment quelque chose. C’est une expérience unique à chaque voyage, remplie de surprises (crevaison, panne, éboulement…) qui nous permet de faire de fabuleuses rencontres, d’admirer le paysage, de vivre au rythme local sans se préoccuper du temps et presque toujours dans la bonne humeur.

 ·        La pauvreté et je dirais même la misère dans laquelle vivent certaines familles, habitant dans des abris / taudis plutôt que des maisons est choquante ainsi que les lépreux qui brandissent leurs membres amputés en quêtant. Surtout que l’on voit aussi la richesse d’une partie de la société avec ses femmes à l’embonpoint couvertes de bijoux en or. Mais il y a ces enfants, ces gens, qui malgré la pauvreté nous lancent des sourires, rient avec nous et qui semblent ne pas se soucier du lendemain.  Et il y a ceux qui pour nous semblent vivre en marge de la société. Ce sont les sâdhus, ces ascètes qui ont choisi de s’éloigner de la vie matérielle pour vivre à demi-nu en vouant un culte à Shiva, Vishnu ou un autre Dieu, en pratiquant yoga et méditation et en se privant de certaines choses pour atteindre l’illumination. Je suis restée assez craintive face à ces hommes aux cheveux hirsutes qui vivent de l’aumône et qui souvent me faisaient signe de m’approcher mais je n’ai pas osé aller leur parler. Tout ces mondes tellement contrastés se côtoient, se mélangent lors des festivals et dans les rues.

 Pour moi ce sera donc un second voyage en Inde. Je me demande comment je vais trouver l’Inde après plus de 6 mois. Ce n’est plus la crainte de l’inconnu qui m’attend à part celle de l’inconnu du  mariage. C’est un voyage bien différent puisque je vais retrouver Ashu et retourner dans sa famille pour notre mariage. Par contre, je ne sais pas trop comment cela va se passer ni même le jour du mariage. Il semble qu’on n’ait pas besoin de prévoir d’avance et cela va se faire en famille avec ses parents, la famille de son frère, de sa sœur et sa sœur célibataire.

J’arrive à Delhi vendredi soir vers 22h. Le lendemain soir on part pour Manali, un autre trajet de 16 h en bus. Après le mariage, on part en voyage de noce dans le Rajasthan. Les villes que j’aimerais visiter sont Jaipur, Udaipur, Jodhpur, Jaisalmer et Pushkar mais on verra au fur et à mesure.  

Dîner de filles!Avant mon départ, mes 2 amies du bureau Diane et Annie m’ont emmené devinez ou? Dîner au buffet indien pour fêter mon futur mariage.

 

 

La tête que j'avais après la Puja!Et j’ai aussi eu droit à une Puja, cérémonie hindoue avec offrande, chants et musiques par mon professeur de yoga, grâce à mon amie Louise qui lui a parlé de mon mariage en Inde avec Ashu. Cela a été un moment très fort et spécial pour moi. Aussi avec toute cette bonne énergie, je suis convaincue que tout va se dérouler à merveille et que mon conte de fée va continuer. Je vais essayer de vous tenir au courant et de mettre des photos grâce à la caméra digitale que mon amie Mathilde a eu la gentillesse de me prêter. 

NAMASTE!  À bientôt!

Partager cet article
Repost0