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31 août 2022 3 31 /08 /août /2022 17:40

C'est le 1er août 2022 que Diane et moi, ''section hikers'' du SIA, avons entamé notre 3e année sur le Sentier International des Appalaches (SIA) au même endroit (St-Vianney) ou l'on avait commencé l'été dernier. 9 jours pour compléter presque 100 km jusqu'au Petit-Sault, la section qu'on avait sauté l'été dernier à cause d'une blessure à ma cheville, qui est aussi réputée pour être la partie la plus difficile du SIA. Donc pas question de prendre cela à la légère côté préparation et équipement ni de sauter des étapes. On a décidé d'arrêter dormir dans chacun des abris du parcours même si certaines journées de randonnée semblaient courtes. L'idée ce n'était pas de faire la randonnée à la course mais bien de prendre son temps, de prendre des pauses, de profiter de chaque paysage et d'arriver suffisamment tôt à l'abri pour avoir le temps de relaxer et de jouer une partie de YUM chaque soir. Comme on avait réservé tous nos couchers dans les abris, on s'est donc un peu allégé avec le poids de la tente / bivouac en moins.

De la borne 478 à 382, que de chemin parcouru! Diane est tellement contente de terminer qu'elle en embrasse même la borne.
De la borne 478 à 382, que de chemin parcouru! Diane est tellement contente de terminer qu'elle en embrasse même la borne.

De la borne 478 à 382, que de chemin parcouru! Diane est tellement contente de terminer qu'elle en embrasse même la borne.

Pour la nourriture, on commence à être des expertes dans la déshydratation. Diane se spécialise dans les repas de pâtes déshydratées alors que j'ai un menu un peu plus varié mais toujours avec une base de pâtes sans gluten, du quinoa ou du riz et bien sur des lentilles, des fèves mung, fèves noires, pois chiches et plusieurs sortes de légumes. Et nouveauté cette année, j'avais aussi déshydraté une soupe minestrone maison ainsi que mes lunchs: des salades à base de quinoa ou de sorgho ainsi que du thon déshydraté que je réhydratais à froid le matin avant de partir et sans oublier les sachets de mayonnaise qui faisaient toute la différence et mon bonheur chaque midi. Ce qui malheureusement n'a pas trop changé c'est l'incontournable mais énergétique gruau du matin, qui même si je l'agrémente de toutes sortes de noix et fruits secs me paraît toujours aussi insipide et peu appétissant.Enfin, j'avais emporté un sachet d'oeufs déshydratés Happy Yak pour faire un peu changement du gruau.

Dernier repas frais, l'insipide gruau et pour faire changement des oeufs Happy Yak!Dernier repas frais, l'insipide gruau et pour faire changement des oeufs Happy Yak!
Dernier repas frais, l'insipide gruau et pour faire changement des oeufs Happy Yak!

Dernier repas frais, l'insipide gruau et pour faire changement des oeufs Happy Yak!

Pour la logistique, comme on avait 2 véhicules, on en a laissé un à notre point d'arrivée au stationnement de Petit-Sault. Puis, on est revenu avec l'autre véhicule sur la route 1 qui traverse la réserve en déposant nos 2 boîtes de ravitaillement en chemin (lac Matane et stationnement des Pins).  On a laissé le 2e véhicule à St-Vianney. La mauvaise surprise a été le changement de politique de la SÉPAQ qui exige des frais de stationnement depuis le mois de juillet. On dirait que tous les moyens sont bons pour la SÉPAQ de faire de l'argent sur le dos des randonneurs même si ils n'offrent aucun service supplémentaire et encore moins aux randonneurs du SIA. Mais cela nous a permis de faire la connaissance de Brigitte, une employée non pas de la SÉPAQ mais du bureau touristique ambulant à l'entrée du poste John. Brigitte est une personne extraordinaire avec qui nous avons pu échanger lors de nos 3 passages au poste John et c'est à elle que nous avons remis nos formulaires de plainte.   

Finalement, mon sac pesait entre 24 livres (11 kilos) avec mes 2 litres d'eau pour 1 jour 1/2 de bouffe et environ 28 livres pour 4 jours de bouffe. 

Pour les souliers, il semble qu'il y ait dernièrement une mode pour les espadrilles mais Diane et moi on préfère encore les bottes en Goretex qui nous protègent mieux les chevilles et nous gardent les pieds au sec plus longtemps.

Pour les souliers, il semble qu'il y ait dernièrement une mode pour les espadrilles mais Diane et moi on préfère encore les bottes en Goretex qui nous protègent mieux les chevilles et nous gardent les pieds au sec plus longtemps.

Cette année j'étais vraiment bien préparée et en forme et on peut dire que tout s'est bien passé, même la dernière journée avec la montée et surtout la descente tant appréhendée du mont Nicol-Albert. La température a aussi été notre amie. On n'a pas connu de canicules comme l'été dernier à transpirer même sans effort. Il a fait majoritairement beau et la grosse pluie c'est dans la soirée ou la nuit qu'on l'a eu.  Mais cela ne nous a pas empêché de marcher 2 jours avec les pieds mouillés car avec la boue, les herbes hautes et les fougères mouillées, même les chaussures en Gortex n'y résistent pas.

Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....
Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....
Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....
Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....
Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....
Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....
Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....

Ah! Les fougères de la réserve de Matane! On s'en souviendra longtemps....

Comment décrire cette section du sentier? Je pensais qu'on allait être au coeur de la forêt pendant 9 jours mais ce qui m'a fait mal au coeur c'est de voir le jour 3, en direction du Lac Tombereau, des sections entières de forêt détruite avec la coupe à blanc. L'industrie forestière est malheureusement très active dans la réserve faunique de Matane.  

Dans cette section du SIA, ce sont des montées souvent abruptes à n'en plus finir, plusieurs monts entre 800 et 1000 mêtres à gravir et à descendre aussi, de magnifiques paysages de lacs, de montagnes et bien sur de forêts, des champs de graminées gigantesques et des champs de fougères géantes à traverser, à tel point que je me sentais parfois comme dans Indiana Jones.

Il y a eu aussi quelques traversées de cours d'eau surprenantes. Je dois dire que j'ai été un peu moins brave que Diane qui a traversé sur les 2 troncs d'arbres alors que j'ai déchaussé et préféré traverser à gué pour l'un d'eux.

Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre
Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre

Sur le SIA il faut s'attendre à toutes sortes de traversées de rivières: à gué, sur des passerelles suspendues ou même sur des troncs d'arbre avec corde pour garder son équilibre

En tout c'est environ 5600 mètres de dénivelé positif et négatif que nous avons fait en 9 jours. Pour la plupart des monts que l'on grimpait, j'en oubliais le nom presque aussitôt mais il y en a quelques uns qui m'ont plus marqué, comme le mont de l'Ouest, un de nos 1ers monts, ou l'on a rencontré une randonneuse expérimentée de la réserve qui nous a dit que cela allait juste être plus difficile de jour en jour. Je ne sais pas si elle voulait nous encourager ou nous donner l'heure juste mais elle avait raison . Par contre, avec le degré croissant de difficulté vient aussi la récompense car les paysages devenaient de plus en plus beaux.

Le mont Pointu (848 m) dont la montée m'a semblé longue et ardue, surtout vers la fin avec beaucoup de roches qu'on a gravi dans la brume mais le miracle s'est produit pendant notre pause lunch quand tout à coup la brume s'est dissipée pour nous dévoiler un magnifique panorama.

Et puis, il y a eu le mont Blanc, notre plus haut mont de la réserve avec ses 1063 m, et son banc avec vue imprenable, C'est là qu'on a pris notre pause lunch. Il y a aussi cette source d'eau fraîche ou on a rempli nos bouteilles. Après qu'on quitte le banc, on reste encore dans les hauteurs un bon moment avec un beau panorama.

 

Le miracle du mont Pointu
Le miracle du mont Pointu
Le miracle du mont Pointu
Le miracle du mont Pointu

Le miracle du mont Pointu

Mont Pointu - élévation: 848 m
Mont Pointu - élévation: 848 m
Mont Pointu - élévation: 848 m
Mont Pointu - élévation: 848 m

Mont Pointu - élévation: 848 m

Il y a aussi le mont des disparus (900 m) qui lui m'a marqué car on a marché dans la boue une bonne partie de cette journée là et c'est aussi le seul endroit de la réserve ou on a failli se perdre. Il porte donc bien son nom car à force de regarder par terre ou mettre nos pieds pour ne pas trop s'enfoncer dans la boue, j'ai manqué la signalisation et suivi une trail d'orignal au lieu du sentier. Heureusement, on s'en est rendu compte assez vite et vu les traces dans la boue, on était les seules à avoir tourné en rond.

La journée du Mont-Blanc
La journée du Mont-Blanc
La journée du Mont-Blanc
La journée du Mont-Blanc
La journée du Mont-Blanc

La journée du Mont-Blanc

La source d'eau froide du Mont-Blanc

La source d'eau froide du Mont-Blanc

Le lac Beaulieu

Le lac Beaulieu

Enfin, il y a le fameux mont Nicol-Abert (890 m) pour finir en beauté notre longue randonnée car c'est vrai qu'il est beau avec le paysage de falaise abrupte qu'on voit au début de la descente. Ce fût l'endroit le plus achalandé de notre traversée avec une dizaine de randonneurs d'un jour rencontrés. Les autres journées on ne rencontrait qu'une ou deux personnes par jour. Mais c'est aussi la section la plus technique.

Il y a de magnifiques chutes (13 selon ce que j'ai lu mais je ne les ai pas compté) qui s'enchaînent les unes après les autres. Le sentier se transforme en une suite de descentes le long de parois rocheuses avec des cordes pour nous aider. On se croirait en train de faire de l'escalade. Finalement, on a eu du plaisir en prenant notre temps dans cette section de descente d'environ 1,5 km.

En tout, il nous aura fallu quand même 11h pour parcourir les 14 km de cette dernière journée, la plus longue de tout notre SIA jusqu'à présent.

Journée du mont Nicol-Albert
Journée du mont Nicol-Albert
Journée du mont Nicol-Albert
Journée du mont Nicol-Albert
Journée du mont Nicol-Albert
Journée du mont Nicol-Albert
Journée du mont Nicol-Albert

Journée du mont Nicol-Albert

Et c'est là que le fun commence avec la descente du Nichol-Albert!
Et c'est là que le fun commence avec la descente du Nichol-Albert!Et c'est là que le fun commence avec la descente du Nichol-Albert!
Et c'est là que le fun commence avec la descente du Nichol-Albert!

Et c'est là que le fun commence avec la descente du Nichol-Albert!

Quelques unes des 13 chutes
Quelques unes des 13 chutes
Quelques unes des 13 chutes
Quelques unes des 13 chutes
Quelques unes des 13 chutes
Quelques unes des 13 chutes

Quelques unes des 13 chutes

Nous avons donc dormi dans tous les abris de la réserve. Quand j'aperçevais une toiture bleue au loin, je vivais toujours le même moment d'excitation car cela signifiait que nous venions de compléter une autre journée de notre aventure. Alors la routine du soir commencait: ôter nos souliers, enlever notre sac à dos, le vider, commencer à penser au souper, aller chercher de l'eau, manger, relaxer et terminer la soirée par une ou deux parties de jeu de YUM avant d'aller se coucher.

Les deux premières nuits j'ai assez mal dormi.  Comme il faisait chaud, j'aurais voulu dormir à l'extérieur du sac de couchage mais les moustiques étaient omni-présents et voraces, alors j'ai du me couvrir complètement, même le visage et endurer la chaleur car c'était transpirer ou se faire piquer.

Certains abris ont été plus marquants que d'autres, comme celui du lac Matane, entouré de montagnes, qui est je pense le plus beau du SIA, avec vue plongeante sur le magnifique lac dans lequel j'ai eu beaucoup de plaisir à me baigner. Le soir on entendait les huards et la lumière du soir était très belle. Un autre abri qui m'a marqué mais négativement c'est celui du lac du Gros Ruisseau. Il faut déjà faire un détour sur un sentier boueux qui semble interminable avant d'arriver à l'abri. Le lac qui est situé plus bas est boueux et n'invite pas à la baignade. Mais le pire c'est la bécosse, que notre ami Fred avait rebaptisée à juste titre ''la fosse de malaisance''. Les murs étaient tapissés de cadavres de grosses mouches. Quand j'ai voulu m'approcher du bol de la toilette, une puis deux de ces énormes mouches à marde ont surgi du trou de la bécosse. Quand j'ai senti que l'une d'elles venait de me frôler la fesse, cela en était assez. J'ai pris mes cliques et mes claques et j'ai déguerpi à toute vitesse, traumatisée par cet endroit infame. 

Par contre, contrairement à ce que d'autres en ont pensé, j'ai bien aimé l'abri du mont Craggy car la vue était belle avec la montagne et le soleil qui se couche juste en face de nous. L'inconvénient c'est qu'il faut faire un détour pour y arriver et que le point d'eau est un peu loin. Diane y est allée mais comme j'avais fait le plein d'eau au dernier ruisseau avant d'arriver, j'ai économisé mon eau et je n'ai pas eu besoin de reremplir mes bouteilles. 

Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés
Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés

Les abris dans lesquels nous avons dormi et les amis randonneurs que nous avons rencontrés

J'aimerais aussi souligner les belles rencontres qu'on a faites durant notre traversée de la réserve, qui ont agrémenté nos journées dans le bois et nos soirées grace aux échanges, aux parties de YUM et avec qui on a vécu de belles émotions. Il y a d'abord eu notre trail angel Dilan, qui s'est arrêté sur le bord de la route le jour 1 pour nous offrir un gatorade et une pomme. Il avait fait le SIA en 2020 et s'en allait déposer des breuvages dans les boîtes de ravitaillement pour les marcheurs. Merci Dilan. On a même eu la joie de trouver un de ses gatorades en terminant au Petit-Sault. Puis il y a eu Fred, un autre fan du jeu de Yum qui était parti de Matapedia mais avait ralenti la cadence et terminait lui aussi à Petit Sault, Claudia et son chien Pretzel qui marchaient une section de 4 jours, Cathya qui marchait des 30 km par jour et nous a vite dépassé, Elle se rendait jusqu'à Mont-Louis, Charles et enfin Catherine qui était une thru hiker en devenir. Merci aussi les amis pour le kitkat et les M&Ms.

Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée
Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée
Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée
Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée
Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée
Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée
Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée

Le lac Matane, le plus bel endroit pour dormir dans la réserve et une journée parfaite pour nous ressourcer à mi-chemin de notre longue randonnée

Enfin, merci à mon amie Diane avec qui j'ai vécu cette merveilleuse aventure.
Enfin, merci à mon amie Diane avec qui j'ai vécu cette merveilleuse aventure.
Enfin, merci à mon amie Diane avec qui j'ai vécu cette merveilleuse aventure.
Enfin, merci à mon amie Diane avec qui j'ai vécu cette merveilleuse aventure.
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Enfin, merci à mon amie Diane avec qui j'ai vécu cette merveilleuse aventure.
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Enfin, merci à mon amie Diane avec qui j'ai vécu cette merveilleuse aventure.

Enfin, merci à mon amie Diane avec qui j'ai vécu cette merveilleuse aventure.

Tétras mâle et femelle
Tétras mâle et femelle

Tétras mâle et femelle

Depuis le jour 1 de cette aventure sur le SIA à Matapédia il y a 3 ans, j'avais un souhait, celui de voir surgir devant mes yeux le plus grand cervidé du Québec: l'orignal, quelque part sur le sentier. Cela n'était pas encore arrivé mais j'avais bon espoir qu'avec ses plus de 4000 orignaux c'était dans la réserve de Matane que j'allais enfin le rencontrer. Surtout que tous les randonneurs du SIA que j'ai connu jusqu'à présent ont à un moment ou un autre croisé un orignal.

Malheureusement, mon souhait ne s'est pas réalisé. Et pourtant, ce ne sont pas les signes qui ont manqué car on en voyait des traces tous les jours. Nous avons bien souvent emprunté les mêmes sentiers que lui mais sans jamais se croiser ou peut-être qu'il nous observait de loin. 

L'année prochaine il nous reste une dernière section du SIA, de Mont St-Pierre à Forillon, pour terminer cette aventure mais à moins d'un miracle je commence à douter que mon souhait se réalise. Je serais curieuse de connaître les statistiques sur le pourcentage de randonneurs qui complètent le SIA au complet sans jamais voir un orignal.

En attendant, j'ai quand même adoré mon expérience et ma quête de l'orignal continue.

À suivre...

Ma quête de l'orignal...
Ma quête de l'orignal...
Ma quête de l'orignal...
Ma quête de l'orignal...
Ma quête de l'orignal...

Ma quête de l'orignal...

      Balise départ Balise Arrivée KM Dénivelé + Dénivelé - hrs  Cumul
Jour   Réserve faunique de Matane              
1 01-août De l'abri de St-Vianney à L'abri de la Rivière Matane 478 460 17,4 260 419 6h20 17,4
2 02-août De L'abri de la Rivière Matane au Camping/Abri du Ruisseau des Pitounes 460 448 11,4 701 386 7h10 28,8
3 03-août Du Camping du Ruisseau des Pitounes au Camping/Abri du Lac Tombereau 448 435 13,4 654 735 8h00 42,2
4 04-août Du Camping du Lac Tombereau au Camping de la Montagne à Valcourt* 435 426 9 825 450 6h00 51,2
5 05-août Du Camping de la Montagne à Valcourt au Camping/Abri du Lac Matane 426 421 5,3 150 612 3h40 56,5
6 06-août Du Camping du Lac Matane au Camping/Abri du Lac du Gros Ruisseau 421 414 8,3 780 375 6h00 64,8
7 07-août Du Camping du Lac du Gros Ruisseau au Camping/Abri du Mont Craggy 414 405 9,8 728 786 7h00 74,6
8 08-août Du Camping du Mont Craggy au Camping/Abri du Lac Beaulieu 405 396 7,8 702 627 7h30 82,4
9 09-août Du Camping du Lac Beaulieu au Camping/Abri du Petit-Sault 396 382 14,8 776 1284 11h00 97,2
    TOTAL   96 97,2 5576 5674    
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5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 18:28

Toute une aventure! Nous venons de compléter la traversée des Monts-Groulx du nord au sud en 5 jours du 25 au 29 juin, avec une moyenne de 7 h de marche par jour sauf pour la dernière journée ou j'ai traîné un peu de la patte avec 9 h de marche.

J'ai marché avec mon copain Denis, qui était aussi notre expert en orientation avec carte et boussole, Carole-Anne et Francis, qui utilisait aussi son GPS pour nous guider.

Ce n'est peut-être pas le bout du monde mais presque. De Gatineau, il faut prévoir 2 jours de voyage pour se rendre jusqu'à Tadoussac, prendre le traversier, continuer jusqu'à Baie-Comeau, puis direction nord sur la 389 qui zigzage tout le long jusqu'au km 365, ou nous avons campé une nuit avant de commencer notre longue randonnée. On a eu notre premier orage dans la nuit avec des éclairs si puissants qu'on était ébloui par la lumière dans la tente.

À ma grande surprise, la lumière du jour m'a réveillé à 3h30 du matin. Je n'avais pas pensé qu'au 51e parallèle on est suffisamment au nord pour avoir des nuits si courtes au mois de juin.

Départ du sentier Jauffret et arrivée par le sentier ProvencherDépart du sentier Jauffret et arrivée par le sentier Provencher
Départ du sentier Jauffret et arrivée par le sentier ProvencherDépart du sentier Jauffret et arrivée par le sentier Provencher

Départ du sentier Jauffret et arrivée par le sentier Provencher

La 1ere et la dernière journée on marche en partie sur un sentier existant mais on ne peut pas dire qu'il soit bien entretenu ni balisé. On a donc commencé par un 8 km de montée sur le sentier Jauffret et un dénivelé d'environ 700 m pour cette première journée. J'en ai un peu arraché car je n'étais pas encore habituée à marcher avec mon sac de 28 livres dont 6 jours de bouffe (1 jour de nourriture d'extra en cas de besoin).

Une chose qui est primordiale pour ce genre de randonnée c'est qu'il faut ne prendre que l'essentiel et surtout pas d'equipement en surperflu afin d'avoir un sac le plus léger possible car c'est ce qui peut faire toute la différence entre avoir du plaisir à marcher ou souffrir en marchant et en maudissant son sac. Denis et moi avions de l'équipement ultra léger. Son sac pesait environ 32 livres mais il transportait aussi la tente.

Il est important de connaître ses limites et je ne crois pas que j'aurais eu autant de plaisir si j'avais eu à porter un sac plus lourd, comme celui de Carole-Anne (48 livres) ou de Francis avec sa roche de 54 livres sur le dos. Je n'aurais jamais été capable de faire la traversée avec un tel poids et je leur tire mon chapeau d'avoir réussi cet exploi tout en gardant leur bonne humeur.

Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km
Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km
Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km
Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km
Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km
Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km
Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km

Jour 1 - Sentier Jauffret +/- 9 km

Une fois arrivés au Mont Jauffret, c'est là que l'aventure commence vraiment. Il n'y a plus de sentier et on doit naviguer avec le GPS, la carte et la boussole et se choisir notre propre chemin pour traverser de lac en lac et de mont en mont. 

C'était une première expérience du genre pour moi car je marche habituellement sur des sentiers balisés. J'ai vraiment aimé le sentiment de liberté que cela procure et la sensation d'être un peu des explorateurs dans cette immensité des monts Groulx. Par contre, il me reste encore beaucoup à apprendre pour être capable d'utiliser la boussole et la carte pour m'orienter.

Mont Jauffret (1052 m) Vue sur le réservoir Manicouagan

Mont Jauffret (1052 m) Vue sur le réservoir Manicouagan

Le rythme de marche est beaucoup plus lent que sur un sentier balisé car les obstacles sont nombreux (marcher à travers les arbustes, arbres morts à enjamber, trous et zones de marécage à traverser, etc.). Cela m'a pris un peu de temps pour m'habituer et pour me sentir à l'aise dans cet environnement aux nombreux défis.

Campement Jour 1
Campement Jour 1

Campement Jour 1

Trouver un endroit sec, abrité du vent mais sans trop de moustiques pour camper fait aussi partie du défi. Quelles étaient les chances que nous choisissions le même endroit pour camper que d'autres randonneurs? Et bien pas si faible que cela parce qu'on a eu la surprise de voir une tente déjà installée à l'endroit que Denis avait choisi pour camper pour notre première nuit. Il s'agissait d'un couple charmant qui faisaient 2 jours de marche seulement avant de continuer leur road trip sur la 389 jusqu'au Labrador et Terre-Neuve. D'ailleurs, c'est la seule journée ou on a rencontré quelques autres marcheurs d'un jour car on était sur le sentier Jauffret.

Jour 2 - 14 km
Jour 2 - 14 km
Jour 2 - 14 km
Jour 2 - 14 km
Jour 2 - 14 km
Jour 2 - 14 km
Jour 2 - 14 km

Jour 2 - 14 km

Les monts que nous gravissons sont tous autour de 1000 m d'altitude et ne présentent pas de difficultés techniques. La plupart du temps, la montée est graduelle et une fois qu'on se trouve dans les hauteurs, la végétation se fait plus rare et il est donc plus facile de marcher, sauf que je ne m'attendais pas à ce que le beau tapis de mousse soit presque toujours gorgé d'une eau qui giqlait sous chaque pas, ce qui veut dire qu'il est très difficile, voir impossible de garder les bottes sèches.

Selon les données de mon appareil SPOT, notre altitude la plus haute a été de 1067 m, vers le mont Chicouté au jour 2 et vers le mont Veyrier au jour 4. Des hauteurs, nous avons toujours pu admirer des paysages magnifiques de 360 degrés.

Les plus beaux nuages de la traversée

Les plus beaux nuages de la traversée

Campement Jour 2

Campement Jour 2

Au total on a marché environ 64 km en 5 jours et on a eu plus de pluie que je ne l'aurais pensé. On a du avoir de la pluie 4 jours sur 5, soit le jour soit la nuit mais heureusement qu'il y avait aussi de bonnes périodes de soleil. Le matin du jour 2, on s'est levé sous le brouillard et avec aucune visibilité le matin. Malgré mes bottes Lowa imperméable, j'ai eu les pieds mouillés à partir de l'après-midi. Le lendemain, j'ai utilisé la technique du sac en plastique dans la botte, recommandée par Denis et cela a bien fonctionné. J'ai réussi à garder les 2 pieds au sec.

Jour 3 - 14 km
Jour 3 - 14 km
Jour 3 - 14 km
Jour 3 - 14 km
Jour 3 - 14 km
Jour 3 - 14 km

Jour 3 - 14 km

Monts Jumelles

Monts Jumelles

La 3e journée on s'est trompé avec les données du GPS. Du coup, on s'est retrouvé à faire un détour de 3 km de plus et à traverser une forêt plus dense avec de nombreux arbres tombés qu'il a fallu enjamber. Durant la pause du midi, on a eu droit à un déluge de pluie. Heureusement, qu'on avait installé la toile car on a pu s'abriter le temps que le plus gros de l'averse passe.

Notre campement du jour 3 a été le moins agréable car le sol était complétement gorgé d'eau, ce qui faisait comme un lit d'eau sous la tente et de l'eau a fini par s'infilter dans la tente sous nos matelas. Pour les autres campements on était vraiment bien, toujours à côté d'un lac avec une belle vue et parfois un beau coucher de soleil.

Campement Jour 3

Campement Jour 3

Heureusement, on a eu seulement une traversée à gué de toute la randonnée. On venait à peine de commencer à marcher en ce début de jour 4 et voilà qu'on arrive devant un obstacle de taille, un cours d'eau avec beaucoup de courant. Moi qui appréhende toujours de traverser des rivières, me voici servie! On déchausse et Denis traverse le 1er. Il revient chercher mon sac et me guider. Je le suis tranquillement. L'eau est très froide mais j'ai pas le temps d'y penser car toute mon attention est concentrée sur ou planter mon baton et mettre mon pied pour garder l'équilibre. Arrivée aux 3/4 de la traversée, cela se corse un peu car il y a bien plus de courant. On a de l'eau au-dessus des genous mais même avec les pantalons retroussés, on finit par être mouillé jusqu'aux cuisses car l'eau éclabousse de partout. Le courant est si fort que j'ai de la misère à planter mon bâton. Le courant m'en empèche. C'est avec soulagement que j'atteinds  enfin l'autre rive. Carole-Anne et Francis traversent ensuite comme des pros, malgré le poids de leur monstre sur le dos.

La journée 4 commence par une traversée à gué d'un cours d'eau gonflé par la pluie intense de la veille

La journée 4 commence par une traversée à gué d'un cours d'eau gonflé par la pluie intense de la veille

Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km
Jour 4 - 17 km

Jour 4 - 17 km

La journée 4 a été selon moi la plus belle. On a eu de belles montées et on a marché longtemps sur les hauteurs avec vue sur les montagnes environnantes dans un paysage de paturage verdoyant et de jolis cours d'eau qui serpentaient et de beaux lacs. C'était très buccolique.

Lac Magique
Lac Magique

Lac Magique

Mon campement préféré - Jour 4
Mon campement préféré - Jour 4
Mon campement préféré - Jour 4
Mon campement préféré - Jour 4

Mon campement préféré - Jour 4

La journée 5 avait bien commencé avec encore de beaux paysages et un restant de neige. Le ciel était gris mais on était bien toute l'avant-midi. On a pris notre pause lunch au lac Quintin mais pas trop longtemps car on se faisait attaquer par les mouches noires et moustiques. De façon générale, on a eu des moustiques et mouches noires seulement à quelques moments dans la journée surtout quand on s'arrêtait, ou parfois en soirée quand il n'y avait pas de vent, mais la plupart du temps cela ne nécessitait pas de porter le filet. Par contre, j'ai quand même eu de nombreuses piqures et je me suis retrouvée le cou et le front tout enflé durant plusieurs jours. Mais honnêtement, je m'attendais à pire.

Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km
Jour 5 - 23 km

Jour 5 - 23 km

Alors qu'on était dans les hauteurs à plus de 1000 m d'altitude et qu'on approchait du mont Provencher, on a eu droit à tout un orage. Le tonnère et les éclairs étaient juste au-dessus de nos têtes et franchement, étant donné qu'il n'y avait pas grand chose autour de nous, nous aurions pu être des cibles de choix si la foudre avait décidé de se mettre de la partie.

Côté équipement pour la pluie, j'ai été complétement satisfaite de mon nouveau manteau de pluie et de mes pantalons. Merci Arcteryx! Je suis la seule de nous 4 qui est toujours restée totalement au sec même après le déluge.

Heureusement, la vue s'est dégagée juste à temps quand on est arrivé pour nous dévoiler le superbe paysage sur le réservoir Manicouagan. Par contre, on n'a pas traîné car il ventait et il faisait super froid là haut. 

Mont Provencher (1082 m)
Mont Provencher (1082 m)
Mont Provencher (1082 m)
Mont Provencher (1082 m)
Mont Provencher (1082 m)

Mont Provencher (1082 m)

La dernière section, je l'ai nommé la descente de l'enfer. Cela a été la pire section pour moi alors que nous étions sur un soit-disant sentier: le sentier Provencher. Je dirais plutôt qu'il s'agissait d'un ruisseau combiné à un sentier de boue. C'est le pire sentier sur lequel j'ai randonné de ma vie. Cela m'a pris une éternité pour descendre car avec la fatigue et puis de devoir faire attention à chaque pas pour mettre  mon pied et ne pas m'enfoncer dans la boue ou tomber dans l'eau. D'ailleurs j'ai quand même glissé à quelques reprises. 

Ce sentier est vraiment mal entretenu et n'est pas plaisant du tout à descendre. Parfois, il fallait marcher sur des bouts de bois flottants ou bien marcher sur des troncs d'arbre chancelants qui faisaient office de ponts mais dont je me demandais à chaque fois si ils allaient supporter notre poids. La descente m'a paru durer une éternité surtout qu'il n'y a aucune signalisation pour nous dire combien de km il nous restait. C'est un sentier qui aurait besoin de beaucoup d'amour et de bénévoles pour l'entretenir afin de le rendre sécuritaire et agréable à marcher.

Sentier Provencher ou la descente de l'enferSentier Provencher ou la descente de l'enfer

Sentier Provencher ou la descente de l'enfer

Réservoir Manicouagan à partir du sentier Provencher

Réservoir Manicouagan à partir du sentier Provencher

Quel bonheur d'arriver au refuge! Denis a allumé le poele et nous avons pu faire sécher nos vêtements et un peu nos bottes. On a dormi là pour notre dernière nuit avant de repartir tôt le lendemain matin car nous avions la visite de la centrale Manic 5 de prévue à 9 h. 

Refuge Km 335Refuge Km 335
Refuge Km 335

Refuge Km 335

Malgré l'immensité du territoire et la nature sauvage, nous n'avons malheureusement rencontré aucun animal à part quelques huards et entendu quelques oiseaux. On a bien vu des traces d'orignaux et de caribous mais ils n'ont pas croisé notre chemin. C'est dommage.

Par contre, il y avait toujours de très jolies fleurs dont je ne connais pas le nom.

La flore des monts Groulx (cornouiller du Canada et ??)
La flore des monts Groulx (cornouiller du Canada et ??)

La flore des monts Groulx (cornouiller du Canada et ??)

Je suis très heureuse et satisfaite d'avoir fait cette traversée des Monts-Groulx. Cela a été exigent et parfois difficile mais une expérience unique de randonnée dans un territoire vaste et parmi une nature à l'état sauvage ou l'impact de l'homme ne se fait pas encore trop sentir. J'ai beaucoup aimé les paysages de toundra.

Un gros merci à mon copain Denis de m'avoir proposé l'aventure, à Carole-Anne et Francis d'avoir conduit jusque là et d'avoir été des compagnons de marche formidables. Un merci tout spécial aussi à Martin qui était l'instigateur de cette randonnée mais qui a malheuresment du annuler à la dernière minute.

En conclusion, je dirais que c'est une expérience unique à vivre mais la vivre une seule c'est assez pour moi! 😊 Je ne crois pas que j'y retournerai un jour. Par contre, après tous ces efforts, je me sens plus confiante et bien préparée pour ma prochaine aventure, c'est-à-dire la traversée de la réserve faunique de Matane d'ici quelques semaines.

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 18:51

Pas facile de trouver un parc avec hébergement pour une petite escape dans l'entre deux-saisons car de nombreux sentiers et hébergements sont fermés. La neige a fondu dans le sud du Québec mais il en reste encore un peu plus au nord. Les randonnées d'hiver sont presque terminées mais les randonnées d'été ne sont pas encore commencées. J'ai finalement réussi à trouver une o'TENTik de disponible dans le parc national de la Mauricie, un parc que je n'ai visité qu'une seule fois et c'était il y a une vingtaine d'années.

Sentier Mekinak: Environ 11 km; +/- 600 metre de dénivelé.

Pour cette première magnifique journée sous le signe du castor, nous allons randonner sur le sentier Mekinak, une boucle d'environ 9,2 km à laquelle on rajoutera une couple de kms. J'ai choisi de mettre mes crampons et je les apprécie car c'est glacé sur plusieurs sections. Par contre, à d'autres endroits on va s'enfoncer dans la neige jusqu'au genou. Il faut donc surveiller ou on met les pieds car seule la neige au milieu du sentier est encore assez dure pour ne pas caler. Dans la première section, on monte et on doit gravir plusieurs escaliers. On surplombe la rivière Saint-Maurice encore partiellement gelée avec 2 points de vue. 

Sentier Mekinac le long de la rivière Saint-Maurice
Sentier Mekinac le long de la rivière Saint-Maurice
Sentier Mekinac le long de la rivière Saint-Maurice
Sentier Mekinac le long de la rivière Saint-Maurice

Sentier Mekinac le long de la rivière Saint-Maurice

Je suis vraiment contente qu'on ait choisi de faire le petit détour avec la boucle du Rosay car c'est le plus beau point de vue de la randonnée. Les gens du parc ne s'y sont pas trompés. Ils y ont installé 2 chaises Adirondak. Par contre l'endroit est exposé au vent. Nous avons fait notre pause lunch de l'autre avec une autre jolie vue sur la rivière Saint-Maurice.

Point de vue du Rosay
Point de vue du Rosay
Point de vue du Rosay

Point de vue du Rosay

Un des moments fort de la journée: la trouvaille d'une roche du mouvement Aroche-Moi Un Sourire. La personne qui a peint ce dessin d'oiseau a aussi inscrit ce beau message en arrière ''Oublie tes soucis ici''. Finalement, c'est pas juste mes soucis que j'ai oublié mais aussi le chemin, car après une pause sur le banc, on est reparti dans la mauvaise direction et c'est moi qui était devant. C'est seulement au bout d'environ un km, qu'on s'est rendu compte qu'on était déjà passé par là alors qu'on était sensé faire une boucle.

 

Aroche-moi un sourire :-)
Aroche-moi un sourire :-)Aroche-moi un sourire :-)

Aroche-moi un sourire :-)

Croyez-le ou non, mais même les castors nous ont joué un tour car ils ont grugé cet arbre en un temps record, c'est à dire entre le moment ou on est passé la 1ere fois, qu'on a fait la halte avec la roche, qu'on a pris le chemin à l'envers et qu'on est repassé par cet endroit, l'arbre venait d'être rongé par les castors. Comme il n'y était pas une heure avant, on s'est dit qu'on était peut-être pas déjà passé par là. Finalement, cela nous a bien fait rire.

Le travail des castors

Le travail des castors

La dernière partie du sentier est aussi magnifique car on longe le ruisseau Bouchard. Avec la fonte des neiges, le débit de l'eau est assez fort et il y a même plusieurs petites cascades. L'odeur du printemps et le bruit de l'eau ajoute au plaisir de la marche.

Ruisseau Bouchard
Ruisseau Bouchard
Ruisseau Bouchard

Ruisseau Bouchard

Et pour bien terminer la journée, on a la chance d'observer une famille de 4 castors pas farouches du tout. Quel moment de bonheur!

Week-end de Pâques - Rando et glamping au parc national de la Mauricie
Week-end de Pâques - Rando et glamping au parc national de la Mauricie

Sentier #14 - Boucle du ruisseau Bouchard; environ 9 km; +/-690 m de dénivelé

Cette deuxième journée de randonnée sera sous le signe du hibou. Cela commence par une montée soutenue mais avec une inclinaison régulière. On parvient à un premier très beau point de vue.

Départ du sentier et premier belvédère
Départ du sentier et premier belvédère

Départ du sentier et premier belvédère

Une belle surprise nous attend quand on arrive au 2e point de vue sur le lac Solitaire. Alors qu'on observe au loin l'abri au bord du lac, notre halte pour le lunch, une forme se dessine sur le lac. Un artiste a créé une oeuvre d'art temporaire, un gigantesque hibou aux ailes déployées. Un gros merci à cet artiste inconnu car ce fût un vrai plaisir pour les yeux.

2e point de vue sur le lac Solitaire et le hibou2e point de vue sur le lac Solitaire et le hibou
2e point de vue sur le lac Solitaire et le hibou

2e point de vue sur le lac Solitaire et le hibou

On est aux premières loges pour admirer le lac dans un petit abri tout en mangeant notre lunch
On est aux premières loges pour admirer le lac dans un petit abri tout en mangeant notre lunch
On est aux premières loges pour admirer le lac dans un petit abri tout en mangeant notre lunch

On est aux premières loges pour admirer le lac dans un petit abri tout en mangeant notre lunch

Encore de beaux points de vue
Encore de beaux points de vue

Encore de beaux points de vue

C'est tout de même curieux de trouver cette fougère, seule plante verte alors que le sol est encore recouvert de neige.

C'est tout de même curieux de trouver cette fougère, seule plante verte alors que le sol est encore recouvert de neige.

Pour la dernière partie, on surplombe, puis on longe le ruisseau Bouchard

Pour la dernière partie, on surplombe, puis on longe le ruisseau Bouchard

Il s'agissait de ma première expérience en tente o'TENTik et j'ai bien aimé. On avait tout le confort d'un refuge avec le mobilier (lits superposés, table, chaises et poele à bois). Les tentes sont suffisamment espacées pour qu'on se sente bien dans notre espace privée. Et dehors, il y aussi une table de pique-nique, des chaises et un espace pour faire un feu.

o'TENT'ik
o'TENT'ik

o'TENT'ik

Enfin, la tente est équipée avec de la vaisselle et on a un barbecue à l'extérieur, ce qui nous a permis de nous préparer deux excellents soupers: truite, patates et légumes; truite, crevettes, riz et légumes à la sauce thaï.

Gastronomie de style glamping
Gastronomie de style glamping
Gastronomie de style glamping
Gastronomie de style glamping

Gastronomie de style glamping

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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 14:45

Pour faire changement, cette année j'ai choisi de passer un Noël dans le bois. J'avais réservé un chalet rustique (sans électricité et sans eau courante) mais avec un poële à bois, une table, 4 chaises et 4 lits superposés et des toilettes sèches qu'on partageait avec 4 autres chalets. Diane a bien voulu accepté l'invitation de se joindre à moi pour ce Noël différent.

J'ai choisi le parc National du Mont-Mégantic car il offre tout ce que j'aime: des sentiers de randonnée pour la raquette avec un certain défi, des montagnes avec beaucoup de conifères, un micro-climat qui garantie des chutes de neige supérieures à la moyenne, des points de vue exceptionnels, des refuges qui ne peuvent être accessibles qu'à pied et enfin un niveau d'achalandage pas trop élevé.

À partir de Gatineau, bien que ce soit quand même 450 km de route, cela se fait très bien en 6 h en prenant le temps de s'arrêter pour une pause café et une pause lunch, surtout qu'on peut éviter de traverser Montréal en prenant les autoroutes 417, 40 et 30. Puis, on enchaine avec la 10 et la 410 avant de prendre la route 108 qui monte et qui descend, traverse des plantations de sapins et de jolis villages avant d'arriver à Notre-Dame-des-Bois.

2,2 km de marche de l'accueil à la Grande Ourse
2,2 km de marche de l'accueil à la Grande Ourse2,2 km de marche de l'accueil à la Grande Ourse

2,2 km de marche de l'accueil à la Grande Ourse

La magie de Noël se fait sentir dès le départ alors qu'on s'engage sur le sentier entourées d'arbres recouverts d'un beau manteau blanc.

Avec un sac de 14,5 kg (32 livres) sur le dos, les 2,2 km de marche pour se rendre à notre chalet se font très bien en environ 1 heure mais on a dépassé des personnes qui avaient choisi de transporter leur équipement dans un traîneau et qui en arrachaient dans les montées. On longe le joli cours d'eau qui sera aussi notre source d'alimentation en eau durant notre séjour.

Paysages autour de notre chalet rustiquePaysages autour de notre chalet rustique
Paysages autour de notre chalet rustiquePaysages autour de notre chalet rustiquePaysages autour de notre chalet rustique
Paysages autour de notre chalet rustiquePaysages autour de notre chalet rustique

Paysages autour de notre chalet rustique

La plupart des randonneurs qu'on a rencontré faisaient la boucle qui inclue le Mont Saint-Joseph (1075 m), le Pic des Crépuscules (1060 m) et le Mont-Mégantic (1110 m) dans la même journée. En fait, 2 nuits en refuge suffisent si on veut faire le sentier des 3 sommets dans la même journée. Mais comme on n'était  pas dans la performance mais plutôt en mode contemplation et qu'on avait 3 nuits en refuge, on a donc séparé la randonnée en deux.

Vendredi 24 décembre a été la journée idéale pour se rendre en haut du Mont Saint-Joseph et du Pic des Crépuscules car le ciel était bleu. On a choisi de marcher avec nos raquettes mais le sentier était assez tapé pour être marché avec les crampons. On a pris le temps de s'arrêter à tous les points de vue, de prendre une pause dans les refuges des Pèlerins et celui du Col-des-trois-sommets qui étaient ouverts et chauffés.

La montée était assez ardue mais quelle récompense avec des paysages à couper le souffle! C'est un des plus beaux sentiers que j'ai marché au Québec et certainement mes plus beaux paysages d'hiver. 

Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)
Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)

Randonnée Mont Saint-Joseph et Pic des Crépuscules (7,6 km)

Alors que Diane faisait la livraison de bois plusieurs fois par jour, je me suis développée une expertise pour allumer un poêle à bois et j'ai adoré cela. C'était pas gagné d'avance car avec une température de -14 quand on est arrivé au chalet, je me demandais bien si on était assez équipé pour passer la nuit.

En fait, le plus difficile a été de gérer la température. Une fois la pièce réchauffée, j'arrivais plus à contrôler la chaleur, à tel point que 2 nuits sur 3 j'ai eu de la misère à m'endormir tellement il faisait chaud. Je crois qu'il faisait plus de 40 degrés. J'ai réalisé un peu trop tard que ma veste de pluie était un peu trop proche du poêle. L'intérieur de la capuche s'est déchirée sous l'effet de la chaleur.

La vie de chalet au coin du feu
La vie de chalet au coin du feu
La vie de chalet au coin du feu
La vie de chalet au coin du feu
La vie de chalet au coin du feu

La vie de chalet au coin du feu

Mais qu'est-ce qui est arrivé à ma veste de pluie?

Mais qu'est-ce qui est arrivé à ma veste de pluie?

Le jour de Noël, le soleil ne s'est pas montré mais il a fait plus doux que la veille et on a bien profité de cette journée. La montée est longue mais l'inclinaison est plus douce que la veille. On marche cette fois-ci avec nos crampons et toujours parmi les conifères dont les branches et même les troncs sont chargés de neige. C'est la féérie de Noël qui continue.

On a la chance d'avoir une vue dégagée et aucun vent quand on arrive en haut à l'observatoire. On peut admirer les montagnes du Maine. 

Juste le temps de manger notre lunch dans le refuge de La Voie-Lactée en admirant la vue et quand on repart pour la descente, la vue est bouchée et de petits flocons commencent à tomber. Une fois de plus on a eu de la chance avec la météo.

Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)
Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)
Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)
Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)
Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)
Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)
Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)
Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)

Randonnée Mont-Mégantic (6,8 km)

La vie à l'intérieur du chaletLa vie à l'intérieur du chalet
La vie à l'intérieur du chaletLa vie à l'intérieur du chalet

La vie à l'intérieur du chalet

Que de beaux moments, d'images sublimes qui deviendront des souvenirs précieux et surtout merci Diane de m'avoir appris à jouer au YUM!

Et bien sur le meilleur moment de la soirée, celui de la dégustation de ma bûche de Noël préférée, celle faite par Diane

Et bien sur le meilleur moment de la soirée, celui de la dégustation de ma bûche de Noël préférée, celle faite par Diane

Lichen ou mousse? Je pense avoir trouvé la réponse ici: https://museecanadiendelanature.wordpress.com/2017/11/15/mousse-et-lichen-mais-quelle-est-la-difference/

Lichen ou mousse? Je pense avoir trouvé la réponse ici: https://museecanadiendelanature.wordpress.com/2017/11/15/mousse-et-lichen-mais-quelle-est-la-difference/

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 19:02

Il m'aura fallu 4 mois pour me décider enfin à écrire sur mon aventure de longue randonnée avec Diane du mois d'août 2021. Avec le recul et en faisant le tri dans les photos, je réalise encore plus comme c'était beau tout ce qu'on a traversé mais aussi très montagneux. 

Nous avions prévu de marcher 19 jours (environ 250 km) à travers la réserve faunique de Matane et le parc national de la Gaspésie en partant de l'endroit ou nous avions terminé en 2020, soit du village de Saint-Vianney.

Toutes fraîches, nous sommes prêtes à partir pour commencer l'aventure le 9 août!

Toutes fraîches, nous sommes prêtes à partir pour commencer l'aventure le 9 août!

La première journée devait être la plus facile avec 17,4 km dont une partie le long de la route et ensuite le long de la rivière de Matane avant de rentrer dans la réserve. La première frayeur c'est quand Diane s'aperçoit que sa bouteille avec son filtre à eau qu'elle pensait pourtant avoir bien attaché a disparu. Elle retourne sur ses pas pendant que je l'attends. Heureusement, elle retrouvera la bouteille pas très loin.  Ensuite, quelques metres avant d'arriver à l'abri alors que je jubile en aperçevant le joli refuge au toit bleu et que je décide de boire une gorgée de ma bouteille tout en marchant, mon pied droit s'accroche dans quelque chose et ma cheville se tord. Le tout se passe en une fraction de seconde mais la douleur est si intense que je commence à voir des étoiles et avoir envie de vomir. De peine et de misère je me rends jusqu'aux marches de l'abri et là, avant même de retirer ma botte, je sais déjà que c'est sérieux.

09/08/2021 Saint-Vianney à Rivière Matane (17,4 km)09/08/2021 Saint-Vianney à Rivière Matane (17,4 km)
09/08/2021 Saint-Vianney à Rivière Matane (17,4 km)09/08/2021 Saint-Vianney à Rivière Matane (17,4 km)

09/08/2021 Saint-Vianney à Rivière Matane (17,4 km)

La cheville enfle. Je ne peux plus marcher. Heureusement que Diane était là. D'abord elle va me remplir un seau qui trainait par là avec de l'eau froide de la rivière pour y tremper mon pied. Mais ce n'est pas suffisant. Elle retourne au Poste John (2 km aller / 2 km retour) et revient avec un gros bloc de glace que j'applique sur ma cheville pour faire partir l'enflure.

Le lendemain matin, il faut se rendre à l'évidence que je ne peux plus marcher. La cheville est très enflée et commence à bleuir. Je peux à peine poser le pied par terre. Diane repart au poste John pour demander de l'aide. Elle se bute à du personnel de la SÉPAQ vraiment pas aidant. C'est arrivé sur le sentier donc c'est pas eux les responsables. Il faut faire affaire avec le bureau du SIA qui se trouve bien loin d'ici à Matane. Finalement, alors que Diane est prête à faire les 15 km à pied pour retourner chercher son auto à Saint-Vianney, un employé accepte de prendre son propre véhicule pour lui donner un lift. 

Je dis aurevoir à Diane qui s'en va chercher son autoJe dis aurevoir à Diane qui s'en va chercher son auto

Je dis aurevoir à Diane qui s'en va chercher son auto

Dans les 24 h qui ont suivi en voyant l'état de ma cheville, je suis passée par toutes les gammes des émotions: du désespoir, de la tristesse, du découragement, au doute, à la résignation, à l'espoir et à la détermination. 

Après une semaine d'arrêt à faire du tourisme et à soigner ma cheville, même si elle est encore un peu enflée, nous décidons de reprendre le SIA là ou nous aurions dû être au jour 9, c'est-à-dire au Petit-Sault car on peut y accéder facilement en auto à partir de Cap-Chat par la Route 1 et en traversant la ZEC de Cap-Chat. C'est là qu'on stationnera l'auto à Diane jusqu'à la fin de notre longue randonnée car la mienne est au Motel des flots bleus au Mont St-Pierre, notre destination finale au bord du Saint-Laurent. On récupère notre plus grosse boîte pour 5 jours de ravitaillement et on prévoit passer une nuit tranquille dans l'abri que nous avons réservé en exclusivité et qui se trouve tout proche.

À la vue des montagnes je me sens toute petite et un peu intimidée. Et dire qu'on aurait dû être quelque part là haut! Je me demande laquelle est le mont Nicol-AlbertÀ la vue des montagnes je me sens toute petite et un peu intimidée. Et dire qu'on aurait dû être quelque part là haut! Je me demande laquelle est le mont Nicol-Albert

À la vue des montagnes je me sens toute petite et un peu intimidée. Et dire qu'on aurait dû être quelque part là haut! Je me demande laquelle est le mont Nicol-Albert

Avec le recul, je peux dire que notre stratégie de sauter la plus grande partie de la réserve de Matane dont le mont Nicol-Albert ou ''la grosse Nicol'' comme certains l'ont surnommé dans le journal du refuge, qui est réputée pour être la section la plus difficile de tout le SIA, aura été la bonne car ma cheville n'est pas tout à fait guérie et est encore faible. En plus, on s'est fait réveillé 2 fois passé 21h d'abord par 2 filles puis un couple qui avaient sous-estimé la difficulté de cette journée de randonnée et se sont retrouvés à descendre le mont Nicol-Albert de nuit à la frontale. J'aurais pas aimé me retrouver dans cette situation.

17/08/2021 Petit-Sault à Ruisseau-Bascon (8,1 km)
17/08/2021 Petit-Sault à Ruisseau-Bascon (8,1 km)
17/08/2021 Petit-Sault à Ruisseau-Bascon (8,1 km)
17/08/2021 Petit-Sault à Ruisseau-Bascon (8,1 km)
17/08/2021 Petit-Sault à Ruisseau-Bascon (8,1 km)

17/08/2021 Petit-Sault à Ruisseau-Bascon (8,1 km)

La chute Hélène (70 m) mon coup de coeur de la journée du 17 août

La chute Hélène (70 m) mon coup de coeur de la journée du 17 août

18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
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18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)
18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)

18/08/2021: De Ruisseau-Bascon au refuge Nyctale (12 km)

18 août: La journée des 3 sommets assez intense mais Wow!: Mont Matawees (1075 m) - Mont Fortin (1020 m) -  Mont Logan (1150 m)
18 août: La journée des 3 sommets assez intense mais Wow!: Mont Matawees (1075 m) - Mont Fortin (1020 m) -  Mont Logan (1150 m)
18 août: La journée des 3 sommets assez intense mais Wow!: Mont Matawees (1075 m) - Mont Fortin (1020 m) -  Mont Logan (1150 m)
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18 août: La journée des 3 sommets assez intense mais Wow!: Mont Matawees (1075 m) - Mont Fortin (1020 m) - Mont Logan (1150 m)

Pour ce qui est de la faune, mon rêve de rencontrer et de photographier un bel orignal n'a toujours pas été réalisé mais nous avons observé de nombreuses traces de ce majestueux roi des forêts tout au long de notre longue randonnée. Par contre, nous avons rencontré de nombreux gallinacés dont le tétras du Canada que je ne connaissais pas et que j'ai donc découvert ici. On reconnaît le mâle avec son plumage gris et blanc et le rouge sur la partie supérieur de l'oeil. La femelle a un plumage brun. Les tétras n'étaient vraiment pas farouches. Ils m'ont fait sursauter plusieurs fois quand on les rencontrait en plein milieu du sentier.

Mon autre souhait était de rencontrer des caribous, une espèce menacée de disparaître en Gaspésie et que le gouvernement du Québec ne semble rien faire pour le protéger. D'après ce que j'ai lu, en 2019-20 il n'en restait qu'entre 40 à 50 comparativement à plus de 270 dans les années 80. Source: Caribou, je t'aime - Nature Québec : Nature Québec (naturequebec.org)

Et bien nous avons eu la chance de voir une partie du troupeau d'une dizaine de caribous mais de très loin en quittant le Mont Jacques-Cartier pour nous rendre au camping du même nom. Mais le moment magique a été quand nous sommes arrivées juste à côté de l'endroit ou se trouvait un jeune caribou male en train de brouter. Quel bonheur et quelle chance nous avons eu ce jour là!

La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada
La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada
La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada
La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada
La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada
La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada
La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada

La faune rencontrée dont le joli tétras du Canada

Nous avons aussi eu la chance de rencontrer Anne Bouchard, ultra marathonienne qui a complété la totalité du sentier de 650 km à la course en 11 jours 1/2. C'était le 23 août juste avant d'arriver au Mont Albert, alors que nous faisions notre pause lunch et n'avions encore rencontré personne de la journée. Elle était accompagnée d'un autre coureur et en était à sa 7e journée depuis son départ de Matapédia. Vraiment sympathique, elle a pris le temps de s'arrêter pour échanger avec nous et est repartie tranquillement d'un pas de course léger à travers les grosses roches comme si ce sentier était facile pour elle alors que nous on en arrachait un peu cette journée là. D'ailleurs ce fût notre journée la plus longue avec 9h35 de marche et pauses pour parcourir nos 15 km. Quelle inspiration de force physique et mentale pour réussir un tel exploit! D'ailleurs, elle a accompli cet exploit pour une cause: celle du caribou de Gaspésie et soutenir la campagne ''Caribou je t'aime'' de Nature Québec. 

La coureuse d'ultra trail Anne Bouchard revient sur son projet Caribou (radio-canada.ca)

LE PROJET CARIBOU / ANNE BOUCHARD - YouTube

25/08/2021: moment fort de la journée mais aussi de toute la randonnée, notre rencontre avec l'un des derniers caribous du parc25/08/2021: moment fort de la journée mais aussi de toute la randonnée, notre rencontre avec l'un des derniers caribous du parc
25/08/2021: moment fort de la journée mais aussi de toute la randonnée, notre rencontre avec l'un des derniers caribous du parc25/08/2021: moment fort de la journée mais aussi de toute la randonnée, notre rencontre avec l'un des derniers caribous du parc

25/08/2021: moment fort de la journée mais aussi de toute la randonnée, notre rencontre avec l'un des derniers caribous du parc

Alors qu'on aurait pu penser que mon plus gros défi allait être de garder mes pieds en santé, c'est-à-dire sans ampoule et sans autre blessure à la cheville, et bien non! Les pieds et la cheville ont tenu le coup! Même pas une seule ampoule, juste un peu de boue. D'ailleurs, petite anecdote, alors qu'on marchait dans une section particulièrement boueuse, je suis soudainement arrêtée dans mon élan alors que ma botte s'enfonce et se retrouve happée dans la boue. J'ai beau tirer ma jambe, impossible de sortir mon pied et ma botte de là. Je réalise que si je continue à m'agiter je vais m'enfoncer encore plus et la boue finira par rentrer dans la botte. Une fois de plus c'est Diane qui va être mon sauveur. Elle me passe ma truelle en plastique qui n'avait encore jamais servi et je creuse autour de mon pied pour dégager la botte. En équilibre précaire, Diane finira  de creuser en arrière de la botte car la tache était quasi impossible toute seule.

Bien sur, il y a eu le défi de gravir mont après mont pour un dénivelé positif total de +6600 m et de descente de 6900 m mais cela c'était prévu. Il y a eu des jours ou notre mantra était ''Roche-Racine-Boue'', d'autres jours ou il était plutôt ''Roche-Racine-Roche-Racine'' et enfin des moments ou il était juste ''Roche-Roche-Roche'' comme dans le secteur du Mont Xalibu et du Mont Albert.

Le défi auquel on ne s'attendait pas du tout malgré toute notre préparation a été celui de la chaleur extrême. On ne s'attendait pas à avoir aussi chaud à la mi-août dans les montagnes des Chic-Choc. Même que je m'attendais plutôt à mettre ma tuque et mes mitaines en haut du Mont Jacques-Cartier alors qu'on était en petite camisole à souhaiter qu'un nuage couvre le soleil car pour ceux qui connaissent il n'y a pas vraiment d'ombre là haut.  

Il a fait chaud et humide pratiquement tous les jours sauf pour la dernière journée du refuge des Cabourons jusqu'à Mont St-Pierre. Ce jour là, la température a chuté drastiquement. On est parti sous la pluie et on a mis nos petits gants pour la première et dernière fois. C'était le dernier morceau de linge qui n'avait pas encore été utilisé. Les autres journées on a sué notre vie.  Généralement, au bout de 15 minutes de marche, j'avais déjà mon T-shirt complètement trempé. J'ai jamais autant transpiré de ma vie à part dans un sauna.

Le gros défi du chemin: la chaleur extrême! Trop heureuse de trouver un lac pour me rafraîchir!Le gros défi du chemin: la chaleur extrême! Trop heureuse de trouver un lac pour me rafraîchir!
Le gros défi du chemin: la chaleur extrême! Trop heureuse de trouver un lac pour me rafraîchir!

Le gros défi du chemin: la chaleur extrême! Trop heureuse de trouver un lac pour me rafraîchir!

19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté
19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté
19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté
19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté
19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté
19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté
19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté

19/08/2021: Nyctale au Kalmia (14 km) - Nous sommes maintenant dans le parc national de la Gaspésie! Récompense du jour: baignade dans le lac Côté

Les journées dans la nature peuvent être longues et portent à la contemplation, la reflexion mais aussi à se poser des questions pas toujours profondes ni existentielles comme par exemple: Pourquoi la SÉPAQ met des brosses pour toilettes dans les toilettes sèches des campings? Quand tu vois la bol de toilette et le trou profond, tu te demandes bien qui va utiliser la brosse? On s'est dit qu'il devait y avoir un fonctionnaire de la SÉPAQ qui a eu l'ordre de commander des brosses pour toutes les toilettes du parc sans se poser trop de questions. Ha! Ha!

20/08/2021: Du camping Kalmia au camping Le Saule en passant par Mont John-Arthur Allen (980 m) - Mont du blizzard (976 m) (11,1 km)
20/08/2021: Du camping Kalmia au camping Le Saule en passant par Mont John-Arthur Allen (980 m) - Mont du blizzard (976 m) (11,1 km)
20/08/2021: Du camping Kalmia au camping Le Saule en passant par Mont John-Arthur Allen (980 m) - Mont du blizzard (976 m) (11,1 km)
20/08/2021: Du camping Kalmia au camping Le Saule en passant par Mont John-Arthur Allen (980 m) - Mont du blizzard (976 m) (11,1 km)
20/08/2021: Du camping Kalmia au camping Le Saule en passant par Mont John-Arthur Allen (980 m) - Mont du blizzard (976 m) (11,1 km)
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Nous avons dormi 7 de nos 13 nuits en camping que j'avais réservé longtemps d'avance, après des heures d'attente pour parler au téléphone avec un employé de la SÉPAQ, dont 3 dans les gros campings du Lac Cascapédia, de la Rivière et Jacques-Cartier accessibles en auto. Autant vous dire que c'était jour de fête car nous avions accès à des douches et même à l'internet et on récupérait nos boîtes de ravitaillement. Prendre une douche chaude, se laver les cheveux et faire un peu de lessive après 5 jours à suer, c'était le bonheur total. Par la suite, on avait une douche tous les 2 jours, donc le gros luxe.

Les autres sites n'étaient accessibles qu'à pied, dans le bois, dans des lieux enchanteurs avec accès à un point d'eau (lac ou ruisseau) et une toilette sèche. Il n'y avait que quelques plateformes (4 je crois) par site de camping et il y a toujours eu d'autres randonneurs ou plutôt randonneuses car nous n'avons rencontré que des femmes qui campaient dans le parc.

J'ai adoré l'expérience camping même si dormir dans un bivouac c'était plutôt nouveau. Je me suis bien adaptée à ce mode de camping minimaliste. Je devais faire un peu de contorsionisme pour m'installer et pour récupérer quelque chose dans mon sac à dos que je plaçais toujours au fond du bivouac pour sur-élever la toile. Je suis aussi devenue une experte pour installer ma toile au-dessus et l'accrocher en utilisant ce que j'avais sous la main (arbre, crochet ou pierre) pour me protéger des éventuelles intempéries. Finalement, je n'ai jamais souffert du froid. J'ai même plutôt transpiré car les nuits étaient chaudes. Les 2 seules fois ou on a eu un peu de pluie, on était dans les campings aménagés et on avait un kiosque ou gazebo juste à côté qu'on a utilisé pour faire nos sacs au sec.

Le camping dans le parc national de la Gaspésie
Le camping dans le parc national de la Gaspésie
Le camping dans le parc national de la Gaspésie
Le camping dans le parc national de la Gaspésie
Le camping dans le parc national de la Gaspésie
Le camping dans le parc national de la Gaspésie
Le camping dans le parc national de la Gaspésie

Le camping dans le parc national de la Gaspésie

Ce que je retiens de notre traversée du parc de la Gaspésie, ce sont la majesté et la beauté des montagnes. Nos efforts de grimpette ont toujours été récompensés par des vues époustouflantes d'en haut des monts autour de 1000 m d'altitude. Notre journée des 3 sommets entre la réserve de Matane et le parc de la Gaspésie nous a mis dans l'ambiance et je croyais que ce serait difficille à battre en terme de beauté mais chaque montagne et chaque paysage était unique. J'ai été surprise de la variété des paysages. On est passé des forêts de conifères à des paysages de roches grises puis orangers et des paysages de toundra avec le mont Jacques-Cartier. Mes coups de coeur ont été le mont Xalibu et le mont Albert.

Dans la première partie du sentier, on était presque toujours seules. On pouvait choisir nos points de vue panoramique pour notre pause lunch et être en communion avec la nature environnante. On a eu la chance d'avoir une vue dégagée pour chaque sommet sauf celui de John Arthur Allen. Mon seul regret aura été de ne pas avoir fait le détour pour aller voir le pic de l'Aube. On n'a pas eu l'énergie d'y aller une fois bien installées sur notre site de camping du Saule. C'est seulement les jours suivants que tous les marcheurs rencontrés nous ont vanté la beauté du pic avec sa vue 360 degrés. Je me promets d'y retourner un jour et à l'aube en plus de ça!

En arrivant proche des monts Albert et Jacques-Cartier, c'est là qu'on a rencontré de nombreux randonneurs d'un jour. C'était toute une autre ambiance.

21/08/2021: Le Saule à Lac Cascapédia (13 Km) avec le magnifique Pic du Brûlé (790 m)
21/08/2021: Le Saule à Lac Cascapédia (13 Km) avec le magnifique Pic du Brûlé (790 m)
21/08/2021: Le Saule à Lac Cascapédia (13 Km) avec le magnifique Pic du Brûlé (790 m)
21/08/2021: Le Saule à Lac Cascapédia (13 Km) avec le magnifique Pic du Brûlé (790 m)
21/08/2021: Le Saule à Lac Cascapédia (13 Km) avec le magnifique Pic du Brûlé (790 m)

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22/08/2021: Lac Cascapédia à La Fougère (12,1 km) - Mont Ells (1000 m) - Mont du milieu (950 m)
22/08/2021: Lac Cascapédia à La Fougère (12,1 km) - Mont Ells (1000 m) - Mont du milieu (950 m)
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23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)
23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)
23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)
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23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)
23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)
23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)
23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)

23/08/2021: La Fougère à La Rivière (15,1 km) en passant par le mont Albert (1088 m)

La section du Mont-Albert était certainement une des plus techniques car on devait se déplacer à travers une montagne de grosses roches instables. La descente n'a certes pas été facile mais c'est à mon avis une des plus belles sections. Le paysage change drastiquement. J'avais l'impression de me retrouver en Amérique du sud tellement c'était différent avec un paysage plutôt arride. J'ai adoré mais faut pas se le cacher j'en ai aussi arraché! C'est dans cet environnement magnifique qu'on a rencontré l'ultra-marathonienne Anne Bouchard. 

Vue spéctaculaire avant de descendre du Mont Albert

Vue spéctaculaire avant de descendre du Mont Albert

Traversée du mont Albert (1088 m) et la descente interminable à travers les rochesTraversée du mont Albert (1088 m) et la descente interminable à travers les rochesTraversée du mont Albert (1088 m) et la descente interminable à travers les roches
Traversée du mont Albert (1088 m) et la descente interminable à travers les roches

Traversée du mont Albert (1088 m) et la descente interminable à travers les roches

24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)
24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)

24/08/2021: De La Rivière à La Camarine (15,4 km) - avec l'ascension du Mont Xalibu (1140 m)

24 août: Le lac aux Américains vu d'en bas, puis d'en haut...24 août: Le lac aux Américains vu d'en bas, puis d'en haut...
24 août: Le lac aux Américains vu d'en bas, puis d'en haut...

24 août: Le lac aux Américains vu d'en bas, puis d'en haut...

24 août: Mont Xalibu (1140 m)
24 août: Mont Xalibu (1140 m)24 août: Mont Xalibu (1140 m)
24 août: Mont Xalibu (1140 m)

24 août: Mont Xalibu (1140 m)

Comme je l'ai dit précédement, nous avons rencontré pratiquement que des marcheuses de longues randonnée à part un gars le jour 1 au départ de St-Vianney qui transportait un bidon de lessive sur son sac. Comme cela m'intriguait car je me demandais si il comptait faire beaucoup de lessive sur le SIA, je lui ai demandé pourquoi et voici la réponse à laquelle je ne m'attendais pas: c'était pour ne pas avoir à se lever la nuit dans la tente si une envie de pipi lui prenait! Ce jour là nous avons aussi rencontré Julien et Maxime qui nous ont fait la gueule car on les a délogé de l'abri que nous avions réservé en exclusivité et plus tard quand on a repris le chemin un jeune couple fort sympathique, ceux qui ont descendu le mont Nicol-Albert de nuit. Ils marchaient plus vite que nous et on ne les a pas revu.

Une fois dans le parc de la Gaspésie, on était juste entre filles mais aucune ne faisait le SIA au complet, seulement des sections de quelques jours. Il y a eu Zoé qui marchait en espadrilles et qui nous a dépassé comme une gazelle. Elle faisait deux étapes en une car la SÉPAQ lui avait dit que les emplacements de camping étaient complets, ce qui s'est avéré faux.  Il y a eu aussi Noémie qui marchait en sandales. On a marché un peu ensemble et on a dormi plusieurs jours aux mêmes endroits jusqu'à ce qu'elle abandonne car elle n'avait plus la motivation pour continuer. Chaque jour elle se posait la même question: ''pourquoi je fais cela?''  J'espère qu'elle a fini par trouver la réponse.  Il y a eu Malika et Béatrice qui ont marché quelques jours et dormaient aux mêmes endroits que nous jusqu'à ce qu'elles abandonnent à cause d'une douleur au genou. Enfin, il a eu Stéphanie de Gatineau qui en était à sa première longue randonnée seule. On s'est retrouvé durant plusieurs jours. Elle partait toujours de bonne heure et nous ouvrait la voie en enlevant les toiles d'araignés du sentier.

Dans les sections plus achalandées du parc, on a aussi croisé quelques personnes très intéressantes et inspirantes comme Anne Bouchard mais aussi Steven, un autre ultra-marathonien qu'on a croisé 2 fois et qui pensait qu'on avait abandonné car c'était la rumeur qui courait sur le SIA. Et bien, non c'était les plus jeunes et non pas les plus vieilles de la gang du SIA qui ont abandonné! On a rencontré aussi Robert, un homme qui semblait avoir beaucoup voyagé à travers le monde et qui, à l'âge vénérable de 81, faisait pour la 2e fois l'ascencion du Mont Xalibu avec son beau-frère. Il a quand même admis qu'il ne se rappelait pas que cela montait autant. 

Une autre belle rencontre a été avec Claude, un employé de la SÉPAQ du mont Jacques-Cartier qui nous a super bien accueilli (c'est pas le cas de tous les employés de la SÉPAQ, Diane pourra vous le confirmer). Il nous a même offert gracieusement des cerises, nos premiers fruits frais depuis 9 jours. On l'a revu par hasard au restaurant à Mont St-Pierre après avoir fini notre longue randonnée. C'est là que je me suis rendue compte que les nouvelles circulent vite dans les villages de Gaspésie. Il savait déjà qu'on était rendu car quelqu'un en pick-up nous avait vu et le lui avait dit. Comme le seul pick-up qu'on a rencontré de la journée c'était celui qui m'avait surpris au moment ou je faisais une pause pipi, j'en ai conclu que tout le village devait être au courant de l'incident.

Parmi nos belles rencontres...Parmi nos belles rencontres...
Parmi nos belles rencontres...
Parmi nos belles rencontres...Parmi nos belles rencontres...

Parmi nos belles rencontres...

25-08-2021: La Camarine à Jacques-Cartier (13,4 km) j'ai trouvé des bleuets!
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Petite pause en chemin vers le mont Jacques-Cartier

Petite pause en chemin vers le mont Jacques-Cartier

Le lac en coeur: le seul endroit ou on a du rebrousser chemin car on s'était trompé

Le lac en coeur: le seul endroit ou on a du rebrousser chemin car on s'était trompé

Le fameux mont Jacques-Cartier, le point culminant de notre longue randonnée à 1270 m d'altitude.
Le fameux mont Jacques-Cartier, le point culminant de notre longue randonnée à 1270 m d'altitude.Le fameux mont Jacques-Cartier, le point culminant de notre longue randonnée à 1270 m d'altitude.
Le fameux mont Jacques-Cartier, le point culminant de notre longue randonnée à 1270 m d'altitude.Le fameux mont Jacques-Cartier, le point culminant de notre longue randonnée à 1270 m d'altitude.

Le fameux mont Jacques-Cartier, le point culminant de notre longue randonnée à 1270 m d'altitude.

Quand on est parti de l'abri du Petit-Sault, le balisage était de 382. Depuis le début du SIA, on avance au décompte à rebours de ces km qui défilent sous nos pas. Parfois c'est long avant de trouver la prochaine balise rouge. Parfois on en manque une. D'autres fois, on gagne le jackpot et on en trouve 4 sur un poteau comme à la sortie de St-Vianney. Il y a du y avoir un changement dans le tracet du SIA, donc c'est pas un kilometrage toujours exact mais ça fait du bien au moral quand on arrive à une borne. Sauf que quand tu franchis la frontière du parc de la Gaspésie, les bornes disparaissent. J'étais un peu triste de perdre ses repères familiers mais quelle ne fût pas notre joie de les retrouver à nouveau lors de l'avant-dernière journée de notre longue randonnée avec la borne du km 255. On terminera vers la borne 227. C'est le nombre de kms qu'il nous reste jusqu'à la borne zéro en théorie car en réalité il nous manque les 67 km que nous avons sauté à cause de ma blessure (de la borne 460 à 396).

Le balisage du SIA
Le balisage du SIA Le balisage du SIA

Le balisage du SIA

26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
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26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)
26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)

26-08-2021: Jacques-Cartier au Cabourons (14,5 km)

Quand on rentre dans la réserve faunique des Chic-Chocs, on retrouve le paysage de forêt boréale et on ne rencontrera qu'un couple de marcheurs en deux jours. La pluie nous surprend juste avant d'arriver au joli refuge des Cabourons que nous aurons pour nous seules. Le gros orage est une bénédiction car il n'y a pas de point d'eau proche du refuge et on récupère donc de l'eau de pluie des gouttières pour notre souper et laver la vaisselle.

Le ciel se dégage et le clou de la soirée c'est quand on voit passer une étoile filante sous nos yeux.  C'est magique d'observer ce ciel étoilé. Merci pour ce beau cadeau pour notre dernier nuit sur le SIA. 

27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil
27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil

27/08/2021: Des Cabourons à Mont St-Pierre (21,8 km) descente en temps record avec une première partie sous la pluie mais l'arrivée sous le soleil

Bien qu'on avait prévu 19 jours de randonnées qui se sont transformés en 12 jours, je suis entièrement satisfaite et fière de ce que nous avons accompli cet été avec la traversée complète du parc national de la Gaspésie, d'une petite partie de la réserve faunique de Matane et de la section Haute Gaspésie.

Nous serons donc de retour sur le SIA l'été prochain pour traverser la réserve de Matane. Ce sera un 3e rendez-vous à l'abri de St-Vianney comme point de départ et aussi un rendez-vous avec les orignaux, du moins je l'espère.

      KM Dénivelé + Dénivelé - Hrs jour Cumul
Jour       mètres mètres    
0 08-août Arrivée à St-Vianney - Abri de St-Vianney 0        
1 09-août De l'abri de St-Vianney à L'abri de la Rivière Matane 17,4 260 419 6h10 17,4
  16-août Arrivée Abri du Petit-Sault 0        
2 17-août Du Petit-Sault à Abri du Ruisseau-Bascon 8,1 612 113 6h40 25,5
3 18-août Du Ruisseau-Bascon à Refuge Nyctale (Route 11) 12 925 538 8h50 37,5
4 19-août De Route 11 au Camping Le Kalmia** 14 500 1000 9h30 51,5
5 20-août Du Camping Le Kalmia au Camping Le Saule** 11,1 800 450 7h00 62,6
6 21-août Du Camping Le Saule au Camping du Lac Cascapédia (#9)** 13 414 828 7h00 75,6
7 22-août Du Camping du Lac Cascapédia au Camping La Fougère** 12,1 578 349 6h40 87,7
8 23-août Du Camping La Fougère au camping de la riviere (#28) / Mont Albert ** 15,1 480 980 9h35 102,8
9 24-août Du camping Rivière au Camping La Camarine** 15,4 1031 206 8h15 118,2
10 25-août Du Camping La Camarine au Camping du Mt Jacques-Cartier (#1)** 13,4 356 828 7h25 131,6
11 26-août Du Camping du Mt Jacques-Cartier au Refuge Les Cabourons* 14,5 415 441 5h35 146,1
12 27-août Du Refuge Les Cabourons au Motel Les Flots bleus de Mt-St-Pierre 19,3 261 775 6h35 165,4
    TOTAL 165,4 6632 6927    

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 18:00

30 octobre au 3 novembre 2021

Situé à 460 km de chez moi, j'ai choisi le parc national du Mont-Mégantic parce que c'est un des parcs de la SÉPAQ qui offre encore des possibilités de camping en cette période de l'année. Je voulais rentabiliser ma passe annuelle pour les parcs de la SÉPAQ et aussi passer du temps seule dans la nature. Le trajet avec ma Chevrolet Bolt électrique s'est super bien passé. J'ai fait 2 arrêts pour recharger à l'aller et 4 au retour et cela m'a coûté 43,48$ en tout pour mes recharges. À chaque nouveau long déplacement, je constate combien il devient de plus en plus facile de planifier ses trajets car il y a des bornes rapides proches des autoroutes un peu partout.

En marche vers le camping la Grande Ourse, secteur Observatoire
En marche vers le camping la Grande Ourse, secteur Observatoire
En marche vers le camping la Grande Ourse, secteur Observatoire

En marche vers le camping la Grande Ourse, secteur Observatoire

Pour 4 jours, je suis partie avec un sac de 15 kg. Je n'avais que 2,2 km à marcher pour me rendre à mon site de camping de Grande Ourse. C'est un sentier facile mais cela monte un peu puisqu'on part d'une altitude de 595 m pour se rendre à 770 m. 

En partant de l'acceuil, il pleut et cela ne cessera pas avant le lendemain matin par intermitence. J'installe donc ma tente à la va vite sur la plateforme toujours sous la pluie. Il y a un ruisseau qui passe tout juste à côté de mon site, ce qui sera parfait pour me ravitailler en eau et aussi pour m'endormir au son de l'eau qui coule.

Au premier abord, j'étais un peu déçue de voir que mon site se trouve juste à côté d'un chemin forestier car je crains pour ma tranquilité mais finalement en 4 jours, j'ai vu passer seulement 5 ou 6 randonneurs et une fois le quatre-roues de la SÉPAQ pour faire le ménage des toilettes et des chalets. En fait, sur les 12 sites je serais la seule à faire du camping durant mon séjour. Je ne comprends pas pourquoi car il me semble que c'est la saison idéale pour camper: aucun moustique et cela dort super bien avec sa tuque et bien enmitoufflé dans son sleeping bag. Le 1er soir, il y avait du monde dans le refuge et 2 gars dans un des camps rustiques. La 2e nuit, j'étais toute seule. La 3e nuit, il avait un gars et la 4e nuit 3 filles dans les camps rustiques.

 

Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige
Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige
Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige
Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige
Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige
Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige
Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige

Site #7 sous la pluie, le soleil et la neige

Pas de prédateurs ni de voleurs de nourriture non plus dans ce parc. C'est bien la première fois que je me fais dire par le personnel d'un parc que j'ai juste à laisser ma nourriture sur la table de pique-nique la nuit. Encore un peu traumatisée par ma dernière expérience de camping au parc Frontenac ou on s'était fait voler une partie de notre bouffe par un raton-laveur, j'étais un peu sceptique mais bon j'ai décidé de prendre une chance. Et effectivement, en 4 jours, je n'ai même pas vu un seul écureuil ou tamia me rendre visite et encore moins un ours.

Les joies de faire un feu
Les joies de faire un feu
Les joies de faire un feu
Les joies de faire un feu

Les joies de faire un feu

Ce que j'ai trouvé génial c'est qu'à l'acceuil, ils m'ont donné 2 gros blocs pour partir le feu et dans la remise il y avait du bois à profusion. On pouvait se servir librement mais il était inscrit: ''à utiliser avec modération''. Avec la pluie des 2 premières soirées/nuits, le froid qui s'est installé tranquillement le 3e soir et pour finir en beauté avec la neige qui s'est invitée la dernière soirée, je ne me suis pas génée. J'ai parti mon feu tous les soirs vers 17h mais vers 19h30 mon sleeping bag m'appelait. Je suis contente de constater que je prends de l'expérience pour allumer mes feux.  Même sous la pluie cela a très bien été.

Par contre, pour la tente et la toile, j'ai eu quelques soucis. La 1ère nuit, il a venté tellement fort que j'ai 2 piquets qui se sont arrachés et j'ai du les remettre tant bien que mal sous la pluie au milieu de la nuit. Difficile aussi de garder ma toile debout avec mon baton quand il ventait. J'ai quand même eu une nuit sans précipitation avec un ciel étoilé absolument magnifique.

Malgré tous ces défis et la température qui n'était pas toujours coopérante, ce n'était pas une expérience de camping de misère, comme dirait mon amie Diane. J'ai adoré mon expérience surtout que c'était la première fois que je me retrouvais à camper dans des conditions quasi hivernales. J'étais bien préparée, équipée avec le juste nécessaire mais l'essentiel pour être confortable. Mes années de pratique du plein air commencent à porter fruit. Ce qui me fait dire que je suis en train de devenir une vraie pro du camping et que quand je me retrouve dans la nature je me sens dans mon élément.  

Camping et randonnée au Mont-Mégantic

Randonnée au Mont Saint-Joseph (1075 m)

J'ai fait une tentative de me rendre jusqu'au Mont Saint-Joseph sous la pluie mais à part au 1er belvédère du soleil, les autres points de vue étaient complètement bouchés. C'était quand même une superbe randonnée qui se corse un peu vers la fin. J'entendais le vent qui soufflait super fort dans les arbres mais sur le sentier j'étais presque toujours à l'abri du vent. Cette journée là je n'ai croisé que 2 couples.

Belvédère du soleil
Belvédère du soleil
Belvédère du soleil

Belvédère du soleil

Sentier très agréable mais parfois un peu technique surtout proche du sommet
Sentier très agréable mais parfois un peu technique surtout proche du sommet
Sentier très agréable mais parfois un peu technique surtout proche du sommet
Sentier très agréable mais parfois un peu technique surtout proche du sommet
Sentier très agréable mais parfois un peu technique surtout proche du sommet

Sentier très agréable mais parfois un peu technique surtout proche du sommet

Finalement, j'ai refait cette même randonnée 2 jours plus tard alors que le ciel semblait se dégager et là j'ai pu admirer des points de vue magnifiques sur les montagnes environnantes jusqu'aux États-Unis. Je me suis rendue jusqu'au sommet mais je n'ai pas pu aller du coté de la chapelle St-Joseph car cette section du sentier était fermée.

La révélation (940 m) et vue du refuge des pélerins par temps bouché
La révélation (940 m) et vue du refuge des pélerins par temps bouché
La révélation (940 m) et vue du refuge des pélerins par temps bouché
La révélation (940 m) et vue du refuge des pélerins par temps bouché

La révélation (940 m) et vue du refuge des pélerins par temps bouché

Le même sentier par temps dégagé
Le même sentier par temps dégagé
Le même sentier par temps dégagé
Le même sentier par temps dégagé

Le même sentier par temps dégagé

Camping et randonnée au Mont-Mégantic
Camping et randonnée au Mont-Mégantic

Mon coup de coeur sur ce sentier: le refuge du Mont Saint-Joseph (1050 m) qui semble être récent. Un refuge moderne pour 2 personnes dans un container reconverti en refuge avec un lit double et un espace cuisine / foyer et de grandes fenêtres qui donnent sur cette vue splendide. Mais pour s'y rendre, cela se mérite car c'est plusieurs kms de marche assez difficile.

Refuge Mont-Saint-Joseph
Refuge Mont-Saint-Joseph
Refuge Mont-Saint-Joseph
Refuge Mont-Saint-Joseph

Refuge Mont-Saint-Joseph

Les geais gris sont habitués aux humains et pas farouches du tout. Il a fallu que je les chasse car sinon ils voulaient manger mon lunch
Les geais gris sont habitués aux humains et pas farouches du tout. Il a fallu que je les chasse car sinon ils voulaient manger mon lunch
Les geais gris sont habitués aux humains et pas farouches du tout. Il a fallu que je les chasse car sinon ils voulaient manger mon lunch

Les geais gris sont habitués aux humains et pas farouches du tout. Il a fallu que je les chasse car sinon ils voulaient manger mon lunch

Je me suis rendue jusqu'au pic des Crépuscules (1060 m) et c'est là qu'il a commencé à neiger. La température était en bas de zéro et des glaçons commencaient déjà à se former.  Le paysage était magnifique. Je voyais au loin l'observatoire astronomique du Mont Mégantic en haut duquel je me suis rendue une autre journée.

De toute beauté ces paysages!
De toute beauté ces paysages!
De toute beauté ces paysages!
De toute beauté ces paysages!

De toute beauté ces paysages!

Camping et randonnée au Mont-Mégantic

Boucle du Mont-Mégantic (1110 m)

J'ai quand même eu une belle journée ensoleillée et sans pluie. J'en ai profité pour faire une boucle de 7,2 km jusqu'au Mont Mégantic à 1110 m d'altitude. C'est d'ailleurs le seul endroit ou le refuge était ouvert et en plus il était chauffé. J'en ai donc profité pour manger mon lunch au chaud à l'intérieur.

Camping et randonnée au Mont-Mégantic
Camping et randonnée au Mont-Mégantic
Camping et randonnée au Mont-Mégantic
Camping et randonnée au Mont-Mégantic

En prenant mon temps, j'ai fait des randonnées d'environ 7 km entre 3,5 et 4 h. Je suis tombée sous le charme de ce parc. C'est un parc qui semble être très fréquenté surtout la fin de semaine mais pas quand j'y étais car c'est entre deux saisons. Je n'ai croisé que 2 à 4 randonneurs par jour.

J'ai tellement aimé l'endroit que j'ai décidé d'y retourner cet hiver pour faire de la raquette car à ce qu'il paraît les conditions de neige sont absolument fantastiques. À suivre...

Mont-Mégantic
Mont-Mégantic
Mont-Mégantic

Mont-Mégantic

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 18:49

De retour du Sentier International des Appalaches depuis une semaine, je commencerai par dire que l’édition 2021 ne s’est pas tout à fait passée comme prévu mais je vais garder les détails pour un prochain article. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la préparation de la nourriture car cela a occupé une bonne partie de notre temps dans les semaines qui ont précédé le départ. Nous devions prévoir 19 jours de nourriture pour une longue randonnée en complète autonomie puisque nous allions être dans le bois loin des villages pour se ravitailler durant tout ce temps-là.

La préparation pour autant de jours d’autonomie alimentaire demande du temps et de l’énergie pour la planification des menus et la préparation des repas.  Au printemps je me suis achetée un déshydrateur de base, le Hamilton Beach avec 5 plateaux qui m’a coûté 69$ et j’en suis très satisfaite. En tout, ce sont des journées et parfois même des nuits à faire tourner le déshydrateur pour arriver à avoir 19 repas équilibrés de prêt ainsi que des snacks de fruits et légumes mais je me suis beaucoup amusée à créer des recettes, à faire des essais et à déguster pour tester. Le but était de préparer des choses que j’aime mais aussi de réduire le plus possible le poids de la nourriture qui est l’élément le plus pesant dans le sac à dos quand tu pars en randonnée pour plusieurs jours.

Et maintenant, c'est le temps de faire les boîtes!
Et maintenant, c'est le temps de faire les boîtes!

Et maintenant, c'est le temps de faire les boîtes!

Le SIA met à la disposition des randonneurs 6 grosses boîtes (3 dans la réserve faunique de Matane et 3 dans le parc national de la Gaspésie) où nous pouvons déposer des boîtes de ravitaillement à l’avance ou bien faire appel aux services du SIA pour les déposer). Nous avions choisi d’avoir un ravitaillement dans chaque boîte pour avoir le moins de poids possible à porter durant la randonnée, ce qui fût un choix judicieux. On a fait livrer celles dans la réserve par le SIA et on a déposé nous-même celles dans le parc de la Gaspésie le jour avant de commencer notre longue randonnée. On a un peu sous-estimé les distances et surtout le temps que cela nous prendrait car on a roulé de nombreux kms sur des routes de gravelle mais on a réussi à compléter notre rallye boîtes de ravitaillement le jour J-1. Nous avions donc des boîtes pour 5 jours, 3 jours et 2 jours d’autonomie. Pour 5 jours, la mienne pesait 2,5 kg, soit environ 0,5 kg de nourriture par jour. Voici donc, le détail de ce que j’avais prévu :

Dêpot de nos boîtes de ravitaillement

Dêpot de nos boîtes de ravitaillement

Déjeuner

  • Gruau au quinoa auquel j’ai ajouté des graines de chia, tournesol, courge, sésame, beurre d’arachide en poudre, raisins secs, banane et fraises déshydratées.
  • Macha latté
  • En complément, œufs en poudre Happy Yak (pour environ 6 repas de 2 œufs) accompagnés de tomates séchées, champignons et oignons caramélisés déshydratés.

Je dois dire en partant que je ne suis vraiment pas une fan de gruau mais bon puisque c’est ce que tout le monde recommande pour la randonnée, je m’étais faite à l’idée d’en manger tous les jours. J’ai eu beau y avoir ajouté des graines et des fruits je n’ai jamais eu de plaisir en le mangeant mais surtout je ne me sentais pas rassasiée. Pourtant j’avais quand même de bonnes portions mais si je mangeais juste du gruau, je commençais à avoir faim au bout d’une ½ h de marche. Par contre, les matins où je complétais mon gruau par des œufs en poudre réhydratés cuits avec mon mélange maison de tomates séchées, champignons et oignons caramélisés, là je me sentais l’estomac plein et content. Je me demande si je ne manquais pas tout simplement de protéines.

Préparation des sacs de déjeuner
Préparation des sacs de déjeuner
Préparation des sacs de déjeuner

Préparation des sacs de déjeuner

Mon gruau quotidien avec ma tasse de macha latté

Mon gruau quotidien avec ma tasse de macha latté

Snacks

  • 2 barres tendres de noix et fruits par jour + 1 barre de protéines Cliff tous les 2 jours
  • 1 collation de mélanges de graines et noix par jour (tournesol, courge, noix de Grenoble, pécan, macadam, Brésil, noix de cajou salées ou non et pépites de chocolat dans celles non salées).
  • 1 collation de mélange de fruits secs et déshydratés (datte, banane, raisins, canneberges, abricots, fraises, kiwis, figues).

 

J’ai déshydraté des fruits pour les collations et aussi pour ajouter au gruau. J’ai adoré les kiwis qui sont rafraîchissants et les fraises qui apportaient un peu de goût à mon gruau du matin. Je commençais à manger ma collation de fruits secs et déshydratés à toutes les heures le matin. Ensuite je m’attaquais à une barre tendre. L’après-midi, si il me restait des fruits, je recommençais à en manger, puis j’enchaînais avec des noix et vers la fin de la randonnée, quand j’e commençais à avoir une baisse d’énergie c’était le temps de manger une ½ barre Cliff aux protéines. Une fois arrivée au campement, je finissais de manger ce qu’il me restait de snack du jour.

Au bout d’une semaine, j’ai commencé à saturer au niveau des fruits secs. Je me forçais pour en manger mais j’en avais plus vraiment envie. Ensuite, j’ai commencé à saturer aussi au niveau des noix surtout celles sucrées avec le chocolat. Je préférais celles salées. Au bout du 9e jour, j’ai commencé à avoir tout le temps faim. On aurait dit que je n’étais jamais rassasiée. C’est là que j’ai mangé le plus de barres. En fait, c’était ce qui me faisait le plus envie et qui me donnait le plus de satisfaction durant la marche. J’étais bien contente d’avoir 2 barres ½ par jour + quelques extras car il n’y a pas eu de reste. J’ai même mangé une des barres de Diane qui pourtant n’en avait pas emporté beaucoup.

Mes snacks
Mes snacks
Mes snacks
Mes snacks

Mes snacks

Lunch

  • 1 tortilla au maïs par jour avec thon en sachet, saumon déshydraté ou humus déshydraté et quelques mayonnaises en sachet (gracieuseté de Diane)
  • Chips de betterave déshydratées ou brocoli au pesto déshydraté

Les 1ers jours j’ai mangé mon saumon déshydraté que j’ai adoré. Je me suis rendue compte que les journées oû j’avais du saumon ou du thon avec ma tortilla, j’avais beaucoup moins faim le reste de la journée. J’ai réalisé que cela me prenait quelque chose de consistant le midi avec des protéines sinon mon niveau d’énergie n’était pas optimum. Juste une tortilla avec du humus ce n’était pas suffisant. Certains matins, je préparais plus d’œufs et j’en mettais dans ma tortilla pour le lunch. Cela aussi c’était gagnant. Et la petite touche qui égaillait mes lunchs c’était quand j’avais un sachet de mayonnaise. J’ai adoré et je remercie Diane qui me les avait donnés. C’est certain que cela va devenir un ‘’must’’ pour mes prochaines longues randonnées.

Peu importe le lunch, il goûte tellement meilleur avec de la mayo mais aussi avec la vue panoramique!
Peu importe le lunch, il goûte tellement meilleur avec de la mayo mais aussi avec la vue panoramique!

Peu importe le lunch, il goûte tellement meilleur avec de la mayo mais aussi avec la vue panoramique!

Souper

  • 1 cup-a-soup, soupe miso ou soupe thaï aux vermicelles de riz
  • Mes repas maison déshydratés  comprenaient:
  • -pâtes de riz/quinoa avec tofu, yogurt, vin blanc, champignons, noix de cajou, carottes, kale
  • -fèves noires avec riz ou quinoa, tofu, poivron, tomates, kale, champignon
  • -fèves mung avec riz, champignons, oignons, haricots, kale, tofu et curry
  • -lentilles avec riz ou quinoa, tofu, champignons, kale, haricots, oignons et curry
  • -pois chiches avec riz, tofu, patate douce, carottes, haricots, concentré de tomate et curry
  • -spaghetti de riz (non déshydraté) avec tofu, crevettes, courgettes, champignon, concentré de tomate et curry rouge
  • -Sachet Tasty bites Bombay potatoes avec une boîte de thon (1 souper non déshydraté)
Avant et après déshydratation des pois chiches, patates douces et haricots
Avant et après déshydratation des pois chiches, patates douces et haricots

Avant et après déshydratation des pois chiches, patates douces et haricots

Carottes, harricots, brocolis
Carottes, harricots, brocolis
Carottes, harricots, brocolis

Carottes, harricots, brocolis

Déshydratation des lentilles
Déshydratation des lentilles

Déshydratation des lentilles

Mes repas étaient tous supers bons et assez variés même si les accompagnements se ressemblaient un peu. Diane avait des pâtes pour chaque souper (sauf un avec du riz) avec 3 ou 4 recettes différentes et pas toujours la même sorte de pâtes mais elle ne s'en est jamais lassé. D’après ce qu’on m’avait dit, pour les soupers déshydratés, on vise des portions de 170 g. Je n’ai jamais pesé les miennes mais je pense bien qu’elles étaient au moins de ce poids-là. Pour mes soupers, j’ai déshydraté la plupart des légumes séparément, ainsi que le tofu et le riz ou quinoa en complément. J’ai tout assemblé dans des sachets individuels et numérotés pour chaque jour. J’avais prévu les repas les plus pesants pour les soirs ou on récupérait notre boîte pour m’éviter de porter plus de poids le lendemain. J’avais un peu peur de ne pas avoir des portions suffisantes mais au final les quantités étaient parfaites. J’étais toujours étonnée de voir qu’avec si peu dans mon zip lock j’arrivais à remplir la moitié de mon chaudron une fois réhydraté. Et j’étais encore plus surprise de voir que j’arrivais à engloutir tout cela en plus de ma petite soupe et parfois même finir par une barre. En fait, c’est cela qui m’a un peu manqué. J’aurais aimé avoir un dessert surtout les derniers jours quand j’avais tout le temps faim.

Exemple de soupers pour 4 jours

Exemple de soupers pour 4 jours

Les soupers sont un grand moment de joie et de réconfort et les lentilles + riz sont parmi mes préférés
Les soupers sont un grand moment de joie et de réconfort et les lentilles + riz sont parmi mes préférés
Les soupers sont un grand moment de joie et de réconfort et les lentilles + riz sont parmi mes préférés

Les soupers sont un grand moment de joie et de réconfort et les lentilles + riz sont parmi mes préférés

Ça y est ma fourchette-cuillière vient de me lâcher!
Ça y est ma fourchette-cuillière vient de me lâcher!
Ça y est ma fourchette-cuillière vient de me lâcher!

Ça y est ma fourchette-cuillière vient de me lâcher!

Special Treats (dans les boîtes des campings seulement)

  • -sac de chips au plantain
  • -purée de fruits et légumes pour bébé.

Plus on passe de temps dans le bois, plus la nourriture prend une place importante dans notre quotidien et dans mon cas c’était plutôt de junk food dont je rêvais. C’est pourquoi, j’avais prévu de me faire de petites surprises dans les 3 boîtes des gros campings de la SÉPAQ. Je n'ai malheureusement pas de photo pour l'illustrer mais c’est clairement les chips au plantain qui ont fait le plus notre bonheur en ouvrant la boîte!

Récupération d'une boîte de bouffe au camping

Récupération d'une boîte de bouffe au camping

Enfin, en terminant je ne pouvais passer sous silence une petite annectdote qui démontre que même avec la meilleure préparation et toute l'attention qu'on y a mis, sans compter le nombre de fois que j'ai fait, défait et refait mes boîtes, vérifié et revérifié le contenu et bien Diane et moi avons réussi à oublier d'emporter un petit-déjeuner pour Diane et 2 petits-déjeuners pour moi.

Diane s'en est rendu compte en faisant les dépôts de nos boîtes. Il se trouve que justement dans l'une des boîtes du SIA, des randonneurs qui avaient du surplus avaient mis dans un sac identifié ''À DONNER'' des sachets de gruau. Elle était vraiment heureuse. J'en ai pris un aussi en me disant que cela pourrait peut-être accompagner mon 1er déjeuner.  Mais c'est seulement le lendemain matin après notre première nuit à l'abri de St-Vianney que j'ai réalisé qu'il me manquait 2 déjeuners. J'ai été bien contente de trouver en plus un sachet de chocolat qui avait été laissé par Kareen l'aventurière des bois. 

Heureuse découverte de gruau et de chocolat, gracieuseté de randonneurs qui nous ont précédé. Merci! Merci! Merci!
Heureuse découverte de gruau et de chocolat, gracieuseté de randonneurs qui nous ont précédé. Merci! Merci! Merci!

Heureuse découverte de gruau et de chocolat, gracieuseté de randonneurs qui nous ont précédé. Merci! Merci! Merci!

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 20:28

C'est sur notre terrain de jeu de plein air préféré: le parc Frontenac en Ontario que Diane et moi avons effectué notre dernier test de rando-camping avant le SIA. Cette fois-ci c'est la grosse chaleur qui a été notre plus gros défi. Quand on a terminé il faisait 30 degrés avec du smog mais surtout on pense qu'il y avait au moins 90% d'humidité car comme dirait Diane: ''on a sué notre vie''. Je confirme que Diane qui habituellement ne boit presque pas et ne transpire jamais est bien ''humaine'' car elle aussi a transpiré. Moi j'avais mes 2 T-shirts complètement trempés!

Jour 1 - Rideau Trail Lac Gould
Jour 1 - Rideau Trail Lac Gould
Jour 1 - Rideau Trail Lac Gould

Jour 1 - Rideau Trail Lac Gould

Comme d'habitude, il nous arrive toujours deux choses quand on part, surtout au parc Frontenac: 1) on se perd en voiture et 2) on oublie quelque chose (ça c'est plutôt moi). Tout a bien été pour se rendre jusqu'à l'accueil du parc. Notre enveloppe avec nos documents et permis de camping nous attendaient épinglée à l'entrée du parc. On a marché une section du Rideau Trail (4F à mi-chemin entre 4E et 4D) jusqu'au lac Gould, environ 9.5 km qui vont compter pour notre défi du 50 + 50 + 50 km du RT.  Pour cette marche de réchauffement, on a seulement emporté notre petit sac à dos avec notre lunch.

Un renard sur la route, des chevreuils, des papillons, des tortues, des grenouilles.. que demander de mieux pour cette fin de semaine?
Un renard sur la route, des chevreuils, des papillons, des tortues, des grenouilles.. que demander de mieux pour cette fin de semaine?
Un renard sur la route, des chevreuils, des papillons, des tortues, des grenouilles.. que demander de mieux pour cette fin de semaine?
Un renard sur la route, des chevreuils, des papillons, des tortues, des grenouilles.. que demander de mieux pour cette fin de semaine?
Un renard sur la route, des chevreuils, des papillons, des tortues, des grenouilles.. que demander de mieux pour cette fin de semaine?

Un renard sur la route, des chevreuils, des papillons, des tortues, des grenouilles.. que demander de mieux pour cette fin de semaine?

C'est en quittant l'accueil du parc pour se rendre à notre point de départ pour le camping #1 qu'on s'est un peu perdu et qu'on a fait un grand détour. Et pourtant c'est la 3e fois qu'on y va mais même Google Map nous donne du fil à retordre. Après 3.7 km de marche avec nos sacs à dos de longue randonnée, nous arrivons à notre campement. On a rencontré seulement un groupe de marcheurs de toute la journée.

Camping 1B
Camping 1B
Camping 1B
Camping 1B
Camping 1B
Camping 1B

Camping 1B

Diane est devenue une pro pour installer en quelques minutes sa tente ultra légère qui tient juste avec son bâton de marche et 4 piquets. Et moi je choisis un endroit entre des arbres pour installer ma toile et mon bivouac. Je voulais pratiquer le lancer du sac de roches dans les arbres avec la méthode PTC pour accrocher mon sac de bouffe mais finalement mon programme a changé quand l'unique autre campeur du camping est venu nous offrir le bois qu'il avait scié en trop ainsi que du petit bois d'allumage et de l'écorce de boulot pour partir un feu.  Cela fait des années que je veux me pratiquer pour faire un feu de camp alors avec une telle offre, je me suis investie à fond dans ma nouvelle mission. Je suis super contente et fière de moi car j'ai réussi (après la 3e tentative quand même) mais cela me donne confiance pour la prochaine fois. 

Je réhydrate mon riz et pois chiches (chana masala) pour le souper et Diane mange encore des pâtes
Je réhydrate mon riz et pois chiches (chana masala) pour le souper et Diane mange encore des pâtes

Je réhydrate mon riz et pois chiches (chana masala) pour le souper et Diane mange encore des pâtes

On est aussi là pour tester notre matériel et nos plats préparés et on fait bien car même si ce sont parfois des détails cocasses, il vaut mieux que cela arrive maintenant qu'une fois dans le bois pour plusieurs jours. Dès le premier repas, Diane brise sa cuillère / fourchette en deux. En marchant, c'est une couture de ses pantalons qui a lâché. De mon côté, je réalise que ma cuillère ne rentre pas dans le mini contenant que j'ai apporté pour réhydrater mon humus. De plus, en faisant le transfert de mon matériel d'un sac à l'autre, j'ai oublié mon papier de toilette et mon chasse - moustiques. Ils sont restés dans l'autre sac dans l'auto. J'ai failli aussi perdre ma tasse sur le sentier. Une chance que Diane était là! 

Gruau de quinoa avec graines de chia, de lin, banane, fraise et raisins secs pour le petit-déjeuner
Gruau de quinoa avec graines de chia, de lin, banane, fraise et raisins secs pour le petit-déjeuner
Gruau de quinoa avec graines de chia, de lin, banane, fraise et raisins secs pour le petit-déjeuner

Gruau de quinoa avec graines de chia, de lin, banane, fraise et raisins secs pour le petit-déjeuner

Depuis plusieurs jours, je suis sur la grosse production de cuisine deshydratée. Ma méthode privilégiée c'est de deshydrater mes ingrédients séparés et je ferai mes repas en rassemblant le tout dans un sac. Mon souper je l'ai cuisiné et deshydraté il y a 2 mois. Je l'ai conservé dans un ziplock dans mon garde-manger. Je suis satisfaite car il s'est bien conservé. Par contre, je fais la même constatation que la dernière fois: les pois chiches c'est long à réhydrater. Même si j'adore cela, je crois que je vais faire l'impasse sur les pois chiches à part en humus pour le SIA car je vais devoir économiser ma bouteille de gaz.

Pour le petit-déjeuner, j'ai voulu me préparer une double ration de gruau de quinoa avec quelques ajouts mais finalement je me suis forcée pour le finir. Il y en avait trop.

Lever de lune et lever de soleil
Lever de lune et lever de soleil
Lever de lune et lever de soleil
Lever de lune et lever de soleil
Lever de lune et lever de soleil

Lever de lune et lever de soleil

Pour dormir, la dernière fois j'ai testé la pluie et cette fois-ci la chaleur. Il y a juste le froid que je n'aurai pas testé en bivouac. Une fois que j'ai eu fini de m'installer sur mon sac de couchage car c'était bien trop chaud et que j'ai arrêté de bouger, je me suis calmée dans mon bivouac et j'ai commencé à avoir un peu moins chaud. L'espace étant vraiment restreint, j'ai mis mon sac à dos dans le fond, ce qui m'a permis de dégager un peu la toile pour ne pas la sentir directement sur moi. Et puis en mettant ma tête proche du filet, je pouvais respirer l'air frais. Mais avec le bruit des moustiques qui s'aglutinaient autour du filet, j'ai mis les bouchons pour ne plus les entendre.

J'ai super bien dormi. Je me suis réveillée seulement 2 fois dont une fois à cause du cri de la chouette ou du hibou. 

Jour 2 - 6 heures de marche avec le sac à dos
Jour 2 - 6 heures de marche avec le sac à dos
Jour 2 - 6 heures de marche avec le sac à dos
Jour 2 - 6 heures de marche avec le sac à dos
Jour 2 - 6 heures de marche avec le sac à dos
Jour 2 - 6 heures de marche avec le sac à dos

Jour 2 - 6 heures de marche avec le sac à dos

Départ du camp à 9h pour une randonnée avec sac à dos et on transpire déjà. Notre objectif du jour est Flag Pole. Avec seulement 2 litres, je dois rationner mon eau car j'ai pas envie d'en manquer au retour. On était en forme pour marcher. Les paysages sont magnifiques. Les moustiques et mouches nous aggressent seulement dans quelques endroits mais c'est la chaleur intense et l'humidité qui sont les plus difficiles à gérer. Je transpire par tous les pores de mon corps et les gouttes perlent sur mon front. Vive les chandails en merinos qui restent confortables malgré tout!

Flag Pole: c'est ici la pause lunch avec une vue panoramique et une brise bien méritées!
Flag Pole: c'est ici la pause lunch avec une vue panoramique et une brise bien méritées!
Flag Pole: c'est ici la pause lunch avec une vue panoramique et une brise bien méritées!
Flag Pole: c'est ici la pause lunch avec une vue panoramique et une brise bien méritées!
Flag Pole: c'est ici la pause lunch avec une vue panoramique et une brise bien méritées!
Flag Pole: c'est ici la pause lunch avec une vue panoramique et une brise bien méritées!

Flag Pole: c'est ici la pause lunch avec une vue panoramique et une brise bien méritées!

Sur le chemin du retour on rencontre notre unique randonneur de la journée: il s'agit d'une femme qui marche seule avec un énorme sac à dos. Elle va dormir au même camping que nous mais fait une boucle de randonnée avant de s'y rendre.

Une autre belle fin de semaine de randonnée et camping qui vient de se terminer. À chaque fois, on gagne en confiance. On apprivoise tous les rudiments de la longue randonnée. On n'aura jamais été aussi bien préparé et aussi en forme. Plus que 2 fins de semaines et puis ce sera la suite de notre grande traversée de la Gaspésie.

15 h: Fin de la randonnée!

15 h: Fin de la randonnée!

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 19:06

Après plusieurs mois d'inactivité sur le blog, je me décide à publier de nouveau. Toujours aucun grand voyage en perspective mais un projet de longue randonnée qui me tient à coeur. En août prochain, Diane et moi allons continuer sur le GR A1. Cette fois-ci, nous allons marcher la section la plus difficile du sentier à travers la réserve faunique de Matane et le parc national de la Gaspésie, environ 245 km en19 jours.  Et bien entendu pour une telle randonnée, cela demande beaucoup de préparation. C'est donc pour s'entrainer et tester notre matériel que nous avons décidé de partir pour 3 jours / 2 nuits en randonnée et camping au Lac Philippe dans le parc de la Gatineau.

11 kilos avec nourriture et 2 litres d'eau. Ouf! Tout est rentré dans le sac

11 kilos avec nourriture et 2 litres d'eau. Ouf! Tout est rentré dans le sac

Même si j'ai de l'expérience de camping et de la longue randonnée, on dirait toujours que je repars à zéro. Il ne s'est écoulé que 3 saisons et c'est comme si cela faisait une éternité. On oublie vite et je me pose toujours les mêmes questions: qu'est-ce que j'emmène comme vêtements? qu'est-ce que j'apporte comme bouffe? est-ce que tout va rentrer dans le sac à dos? combien mon sac va peser? est-ce que je suis assez en forme pour marcher avec mon sac sur le dos? Normalement cela aurait du être un oui très confiant pour cette dernière question car on a fait des randonnées tout l'hiver et ce printemps ainsi qu'un défi de 50 km sauf que je me suis blessée au petit orteil il y a 2 semaines alors j'étais un peu moins confiante.

À gauche: tente de Diane, à droite: mon bivouac

À gauche: tente de Diane, à droite: mon bivouac

La nouveauté pour nous cette année est que nous allons dormir en camping 12 de nos 19 nuits alors qu'on avait dormi juste dans les abris et refuges sur la section Matapédia et Avalon. Diane va utiliser sa tente ultra légère (1 kg) et j'ai opté pour ce qui est le plus minimaliste: un sac bivouac de moins de 500 gr dans lequel j'avais fait seulement une tentative de dormir plus ou moins réussie en arrière de chez nous. Alors en fin de semaine c'était le gros test: ça passe ou bien je change d'option.

11 km de marche sous la pluie
11 km de marche sous la pluie
11 km de marche sous la pluie

11 km de marche sous la pluie

Vendredi: journée parfaite pour le test de la randonnée sous la pluie. Il n'a pas arrêté de pleuvoir durant nos 3 heures de marche jusqu'au camping. Je suis arrivée avec les pieds mouillés mais je m'y attendais. Je n'avais pas pris mes bottes Lowa que j'ai porté et porterai encore sur le SIA car je veux les préserver le plus possible.

Installation du campement entre 2 averses
Installation du campement entre 2 averses
Installation du campement entre 2 averses

Installation du campement entre 2 averses

Malgré la pluie, les moustiques sont quand même au rendez-vous. Diane a réussi à monter sa tente à la perfection mais il faut dire qu'elle s'est pratiquée chez elle la veille à la monter et démonter plusieurs fois de suite. Je me demande toujours si cela va tenir debout car c'est seulement son baton de randonnée qui tient la structure. Et bien oui, elle a résisté à deux nuits dont une avec pluie et orage. De mon côté je me suis pratiquée à la méthode PCT pour accrocher nos sacs de nourriture après une branche. J'ai réussi sauf que je ne suis pas assez grande pour l'installer assez haut pour qu'il ne soit pas à la portée d'un ours. Enfin au lac Philippe c'était pas les ours qui nous inquiétaient mais plutôt les ratons-laveurs et aucun rongeur n'est venu gratter dans nos sacs.

Tente ou bivouac?
Tente ou bivouac?
Tente ou bivouac?
Tente ou bivouac?
Tente ou bivouac?
Tente ou bivouac?

Tente ou bivouac?

Finalement, j'ai super bien dormi dans mon bivouac même la première nuit avec la pluie et l'orage. Le plus gros défi c'est de rentrer et sortir du bivouac car tu dois te glisser là dedans les pieds en premier comme dans un sac de couchage. C'est pas évident, surtout quand tu veux te lever au milieu de la nuit pour faire pipi et que le sol est mouillé. J'avais mis 2 piquets pour le garder droit au sol et j'ai ajouté une corde pour tendre le demi-cercle au-dessus de ma tête. J'ai du tout fermer à cause de la pluie. J'avais peur d'étouffer un peu et qu'il y ait trop de condensation mais non sauf l'extrémité du sac de couchage qui était mouillée ou plutôt humide à l'extérieur car le sac de couchage touchait le bivouac. La 2e nuit j'ai pu m'endormir en regardant la lune avec seulement la moustiquaire sur la partie coté tête.

Caverne Lusk: la dernière photo c'est par là qu'on ressort!
Caverne Lusk: la dernière photo c'est par là qu'on ressort!
Caverne Lusk: la dernière photo c'est par là qu'on ressort!
Caverne Lusk: la dernière photo c'est par là qu'on ressort!
Caverne Lusk: la dernière photo c'est par là qu'on ressort!

Caverne Lusk: la dernière photo c'est par là qu'on ressort!

Samedi: randonnée jusqu'à la caverne Lusk. Ni Diane ni moi n'avons relevé le défi de traverser la caverne. On a regardé plusieurs marcheurs qui ont essayé mais aucun n'est allé jusqu'au bout car il faut se mettre dans l'eau froide jusqu'au cou et faut pas être claustrophobe car le trou pour la sortie c'est vraiment pas grand. J'ai pas voulu prendre de risque inutile avec mon pied et cela ne me tentait pas non plus mais c'est un très beau sentier pour s'y rendre.

Fin de semaine test / préparation au SIA
Fin de semaine test / préparation au SIA
Fin de semaine test / préparation au SIA
Fin de semaine test / préparation au SIA

On a racourci la randonnée à environ 10 km car mon orteil me faisait souffrir. 

Chana masala + riz
Chana masala + riz

Chana masala + riz

Nouveauté aussi de cette année: je me suis achetée un deshydrateur. Pour mon 1er repas, je teste le chana masala (pois chiches) avec riz que j'avais deshydraté il y a un mois. C'était excellent au goût, seul bémol: j'ai dû le faire mijoter plusieurs minutes car les pois chiches prennent du temps à réhydrater. Diane s'était préparée des pates au tofu.

Petit déjeuner
Petit déjeuner

Petit déjeuner

Pour le petit-déjeuner, je teste les oeufs déshydratés de la compagnie Yak car je voudrais varier mes repas et ne pas manger juste du gruau le matin. J'avais séparé le sachet en 2 portions qui équivalaient à environ 3 oeufs chaque. J'y ai ajouté du brocoli deshydraté, un peu d'huile. C'était excellent. Je vais garder cette option mais je vais diviser le sac en 3 portions et je mangerai aussi une portion de gruau. L'inconvénient des oeufs c'est qu'il faut d'abord les réhydrater à froid pendant 15 minutes avant de les faire cuire. Donc, il faudra que je prévois cela sur le SIA.

Autre nouveauté de cette année: nous étreinons les nouveaux couvre chaudron isolant que notre amie Janice a fabriqué pour nous. C'est très efficace pour garder la nourriture au chaud afin qu'elle se réhydrate bien. 

Mes oeufs jour 2. Je commence à mettre la bonne quantité d'eau pour avoir la bonne consistence
Mes oeufs jour 2. Je commence à mettre la bonne quantité d'eau pour avoir la bonne consistence
Mes oeufs jour 2. Je commence à mettre la bonne quantité d'eau pour avoir la bonne consistence

Mes oeufs jour 2. Je commence à mettre la bonne quantité d'eau pour avoir la bonne consistence

Pour mon 2e souper, je teste un plat de pâtes, tofu, champignons, poireaux, sauce au yogourt de coco et vin blanc et Diane a des pates teriyaki. Mon repas est excellent. Je vais mettre mes 2 recettes au menu du SIA.

Merci Janice!

Merci Janice!

Le lac Philippe est magnifique à toute heure du jour
Le lac Philippe est magnifique à toute heure du jour
Le lac Philippe est magnifique à toute heure du jour
Le lac Philippe est magnifique à toute heure du jour
Le lac Philippe est magnifique à toute heure du jour
Le lac Philippe est magnifique à toute heure du jour

Le lac Philippe est magnifique à toute heure du jour

Dimanche: randonnée de 10 km avec nos sacs sur le dos qui semblent aussi lourd qu'à l'aller et pourtant on a la bouffe en moins. On teste la randonnée avec la chaleur et les moustiques jusqu'au retour aux autos. Cette fin de semaine aura été une belle pratique en vue du SIA. Pour pousser l'entrainement, on a même battu un autre de nos records: celui de porter le même chandail le plus longtemps: c'est-à-dire: 3 jours et 2 nuits. 

On gagne en confiance pour notre prochaine longue randonnée!
On gagne en confiance pour notre prochaine longue randonnée!

On gagne en confiance pour notre prochaine longue randonnée!

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 16:40

2020 n’aura pas été une année comme les autres mais finalement quand je fais le bilan, je m’estime chanceuse d’avoir vécu cette année sous le signe de la résilience et de la connexion à notre mère nature.

Tout avait très bien commencé! Pour l’hiver 2020 je m’étais fixée comme objectif me remettre au ski alpin après quelques années sans chausser mes skis. J’ai fait plusieurs sorties à Camp-Fortune et retrouvé le plaisir de la glisse. J’en ai profité jusqu’à cette dernière journée en mars d’une saison brutalement écourtée par l’annonce du confinement. La veille je skiais encore, le lendemain j’étais confinée comme l’ensemble du Québec.

Entre janvier et février, j’ai complété mon défi du Rideau Trail : randonner en raquettes de Kingston à Ottawa, +300 kms en 3 hivers que j’ai finalement terminé le 1er mars 2020 à Merrickville en compagnie d’un groupe d’amis formidables du Rideau Trail. Cette journée-là était vraiment spéciale car je fêtais aussi mon arrivée au Canada il y a 25 ans déjà. J’étais loin de me douter que c’était les dernières accolades et câlins que j’allais échanger avant longtemps.

Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse

Sur le plan professionnel, il a fallu faire preuve d’adaptabilité puisque du jour au lendemain je me suis retrouvée comme bien d’autres à faire du télétravail dans mon sous-sol. Les réunions Teams sont devenues ma nouvelle réalité. Et pour me garder motivée à me lever tous les matins, je me suis embarquée dans des pratiques de méditation et de yoga à 6h du matin sur Zoom : un défi de 21 jours. J’ai jamais fait autant de yoga de ma vie. C’est ce qui m’a sauvé de la solitude durant le confinement.

Avec la pandémie, finis les voyages! J’ai donc mis sur pause mes projets de retourner en Amérique du sud et en France. Mais comme j’ai la chance de vivre sur un territoire immense, mon besoin d’aventure et d’exotisme a quand même pu être comblé en 2020. Avant même la pandémie, j’avais déjà en tête un projet de longue randonnée en Gaspésie. Le projet a pris forme et c’est toute la préparation avec l’entraînement physique et la découverte de la cuisine déshydratée qui m’a gardé motivée durant le printemps et le début de l’été. Fin juillet et début août, Diane et moi, on a pu tester nos limites, marcher et vivre dans le bois durant 12 jours en portant notre bouffe et tout ce dont nous avions besoin, sur le magnifique Sentier International des Appalaches. Une expérience difficile mais tellement gratifiante.

Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse

Fin septembre, l’exotisme a pris la forme de s’endormir au cri des loups, de se réveiller au milieu de la nuit au cri de la chouette et de voir des levers de lune sur des lacs en complétant mon 2e défi Frontenac : environ une semaine de randonnée et camping dans un parc provincial en Ontario encore une fois avec Diane mais aussi en partie avec nos amis Janice, David et Michel.

Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse
Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse

Durant ces escapades, j’étais tellement connectée à la nature que j’en oubliais jusqu’à la pandémie. Rien de mieux que la nature pour soigner son corps et son âme. Ça je le savais déjà mais beaucoup l’ont découvert durant cette année de pandémie. Les sentiers n’auront jamais été aussi populaires. Du coup, j’ai commencé à éviter le parc de la Gatineau, victime de son succès, qui est en train de devenir une autoroute de marcheurs et je suis partie à la découverte de nouveaux sentiers dans la région de l’Outaouais et d’Ottawa.

Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse

Pas d’escapades de yoga à l’ashram de Val-Morin cette année mais une mini retraite de yoga à la ferme Tamarak de Léo, une de mes professeures de yoga. J’ai aussi fait du gardiennage de son chat Pru et j’ai même survécu à une fin de semaine de décembre sans chauffage dans sa ferme avec pour seule compagnie Pru qui est adorable.

Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse
Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse

Tout compte fait, je m’estime chanceuse et satisfaite de mon année 2020. J’ai même entrepris de faire du rangement à la Marie Kondo chez nous (un projet qui va continuer en 2021) et je me suis remise au tricotage. Décidemment, 2020 aura été une année remplie de surprises!

Il est temps de tourner la page sur cette année et je nous souhaite une année 2021 qui ne sera ni comme 2020 ni comme les années passées. Je souhaite qu’on continue à se tourner vers la nature en la respectant et en la protégeant. Bien sûr, j’ai quelques projets pour 2021 : comme un séjour en yourte en mars et la suite de ma longue randonnée sur le SIA avec la traversée des montagnes Chic-Chocs.

 

Bonne année 2021 en santé à toutes à tous!

Rétrospective 2020 de Réjanne Globetrotteuse
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