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En septembre 2025, j’ai profité d’un voyage en France pour faire une randonnée de 2 jours avec mon frère, la boucle des 7 Laux dans l’Isère. C’est mon frère qui s’est occupé de l’organisation: itinéraire et carte du sentier sur une application, réservation d’une nuit au refuge des 7 Laux et qui nous a conduit jusqu’au départ du sentier au pont de la Betta à 1343 m d’altitude.
J’ai découvert une partie de ce massif de Belledonne qui fait partie des Alpes et se trouve dans l'Isère et dont le plus haut sommet est à 2977 m mais nous ne sommes pas monté aussi haut. Notre point culminant était le Col de la Vache à 2534 m. J’ai vraiment aimé cette randonnée, surtout la première journée avec des paysages magnifiques.
Nous avons marché 28 km sur 2 jours avec environ 2000 m de dénivelé positif. La première journée jusqu’au refuge des 7 Laux était plus courte avec seulement 11,5 km mais techniquement plus exigeante et avec plus de grimpette (+1290 m). Nous avons marché beaucoup plus longtemps la 2e journée (16,6 km)et le dénivelé positif était de 734 m.
Côté météo, on a été très chanceux car il a fait beau et chaud les 2 jours. On a eu droit à un ciel bleu limpide. La végétation commençait à prendre un coloris automnal avec des teintes de rouge, oranger et jaune qui contrastait avec le bleu du ciel.
Au-dessus de la ligne des arbres, le paysage devenait de plus en plus minéral. À plusieurs endroits on avait des points de vue à 360 degrés. Parfois on voyait un village au fond d’une vallée ou bien des névés aux abords des cimes.
On a traversé quelques petits cours d’eau et vu plusieurs jolies cascades mais surtout la particularité de cette randonnée était les lacs que nous avons longé dont le lac du Cos, le lac Cottepens et le lac Carré qui sont des lacs / bassins de rétention d’eau avec barrages hydroélectriques.
Ce qui m’a un peu surpris c’est de constater combien la nature a été domestiquée pour répondre aux besoins de l’homme. On ne peut observer que rarement un paysage où il n’y a pas eu d’intervention humaine: il y a soit un barrage, une ligne électrique, un téléphérique, une piste de ski, un chalet ou une cabane de berger. Mais les montagnes sont tellement belles qu’on finit par oublier ces désagréments.
Pour se rendre jusqu’au col de la Vache, une longue montée assez raide nous attend à travers un terrain rempli de roches blanches. Et de l’autre côté, alors que nous entamons la descente vers le lac du Cos, la récompense. Non seulement le paysage est magnifique avec le lac du Cos en contre-bas mais nous avons la chance d’observer un jeune bouquetin peu farouche qui traverse le sentier à quelques mètres devant nous pour rejoindre une femelle bouquetin et son petit. Ce sera le moment fort de la randonnée.
Nous arrivons au refuge des 7 Laux vers 18h30. Il est situé entre le lac Cottepens et le lac Carré. On est très bien reçu par le jeune responsable du refuge qui gère le refuge à lui tout seul en cette fin de saison (le refuge ferme début octobre). Le refuge etsit à la moitié de sa capacité et c’est tant mieux car à plus pour manger aux tables cela aurait été un peu serré et sûrement la cacophonie. On était quand même une vingtaine de randonneurs et c’est lui qui préparait le souper pour nous tous.
Il s’agit d’un refuge modeste avec un grand dortoir et des lits superposés sur 3 niveaux. Heureusement, on a pu avoir un lit en bas car je me lève souvent la nuit. Par contre pas de douche, seulement un lavabo avec eau potable pour se débarbouiller à l’entrée et une seule toilette (style turque avec un trou) en face du dortoir. J’imagine qu’en été quand c’est plein, il doit y avoir la file d’attente pour les toilettes mais pour nous c’était correct.
Autour du refuge
On doit laisser nos sacs à dos à l’entrée pour éviter les punaises de lit et troquer nos chaussures de randonnée pour une paire de sandales Crocks gracieusement prêtées par le refuge. On avait apporté nos sacs de couchage mais finalement on se servira seulement du drap sac à viande car il y a des couettes sur les lits.
Personnellement j’ai très bien dormi avec mes bouchons. Les gens étaient très respectueux et tout le monde s’est couché de bonne heure sans faire de bruit.
Le souper était convivial, très copieux et excellent. Nous avions demandé si c’était possible d’avoir un repas végétarien et nous avons eu un potage en entrée, une énorme omelette au fromage à la place des lentilles / saucisse, une assiette de fromage de Savoie avec un pain rustique et en dessert une excellente mousse au chocolat.
Par contre le petit-déjeuner a été très décevant et pas digne d’un déjeuner de randonneur avec seulement des tartines de pain avec beurre et confiture, du café ou thé et du jus de fruit.
Pour le retour, nous avons eu une longue descente sans croiser de randonneurs pour se rendre compte que cette section du sentier était fermée à cause du risque de chutes de pierres mais il n’y avait pas de panneau qui l’indiquait en haut, seulement en bas.
La première moitié de la journée du retour m’a beaucoup plus. On a eu droit à un superbe panorama en descendant. Mais à partir du Col des Oudis à 2096 m d’altitude, c’était beaucoup moins intéressant car on marchait sur des pentes de ski alpin. La descente nous a paru interminable et on est arrivé assez tard vers 19h30 à l’auto.
Somme toute, une magnifique randonnée sur 2 jours que je recommande pour la beauté et la variété des paysages mais il faut quand même être bien entraîné car ce n’est pas un sentier facile.