Venez découvrir ma passion et la réalisation de mes rêves: voyager à travers le monde ainsi que mes découvertes de nature sauvage, randonnée, trekking et pèlerinage. Parcours, carnets de route, impressions, photos, conseils...
Mardi 3 avril, après la veille très mouvementée mais qui s'est très bien
passée selon les standards indiens, il nous restait quelques formalités à compléter pour la prochaine étape: la demande de visa maintenant qu'il a son passeport. J'ai des photos que je voulais
mettre sur mon blog mais le café internet marchait sur génératrice à Manali car il n'y avait plus d'électricité, chose courante et quasi quotidienne ici. Aujourd'hui cela fonctionne, donc
vous pouvez aller voir les autres articles ou j'ai mis d'autres photos.
Nous sommes donc allés à la banque. Là aussi tout est anarchique, pas de file d'attente, juste des gens agglutinés les uns aux autres derrière le comptoir. Il nous manquait un papier (affidavit) à récupérer au bureau du magistrat et on a acheté nos billets de bus pour Chandigarh ou se trouve le bureau des visas pour le Canada et pris rendez-vous avec le docteur recommandé par Immigration Canada pour le check-up d'Ashu.


On s'arrête en dernier
acheter de la viande chez le boucher local à Bahang de l'autre côté de Goshal. Il faut que vous voyiez la photo pour le croire! Et c'est certain que vous deviendrez tous végétariens comme moi. Le
boucher est dans sa cabane en bois. Sa viande est quand même couverte d'un linge et avec sa machette il coupe la viande. Pas besoin de vous dire qu'il n'y a rien de réfrigéré dans un tel endroit
mais heureusement il n'y a pas encore trop de mouches en cette saison.
Finalement on s'en va dans
la nouvelle maison ou les 2 témoins (dentiste et hôtelier) se trouvent, sa sœur Koshalia, une amie, une tante et cousine. Les femmes décident de me vêtir de la tenue locale. On fait quelques photos en s'amusant et on danse entre femmes sur de la musique locale. C'était la partie la plus drôle et on a vraiment eu du fun sans que je ne
comprenne rien à ce qu'elles me disaient.
Mercredi 4 avril, nous
partons pour Chandigarh, capitale de 2
états: l'Haryana
et le
Penjab
mais c'est
aussi là que se trouve le bureau des visas pour le Canada. En bus de nuit mais sans couchette cette fois-ci, cela a pris environ 9 h sur une route sinueuse et qui descend tout le long, puisque
Manali est à plus de 2000 m. d'altitude. Donc tout le long le chauffeur donne des grands coups de freins qui génèrent un gros bruit à chaque fois. Comme la route est très étroite, les croisements
sont assez difficiles sans compter les dépassements mais notre chauffeur téméraire fonce et ne freine que s'il n'en a pas le choix. Je n'ai même pas réussi à dormir 5 minutes dans ce
bus!
En
plus on arrive en plein milieu de la nuit à 3 hre du matin. On prend un chaï à la gare routière ou il y a pas mal d'animation et je me désole de voir qu'il s'agit d'un garçon d'environ 10 ans
qui travaille là et qui nous sert notre chaï. C'est triste de voir autant d'enfants travailler en Inde, surtout à une heure ou ils devraient être couchés. On ne sait pas trop où aller car à
cette heure-ci il est trop tôt pour un hôtel. On prend donc un vélo-rickshaw et on se rend au bureau des visas mais j'ai une envie d'aller aux toilettes qui me prend et il n'y a pas de
toilettes là. On décide donc de marcher jusqu'à un hôtel proche qui se trouve dans mon Rough Guide. Il y a bien un type allongé sur un banc qui dort là mais il nous dit que
l'hôtel est complet. On prend un autre vélo-rickshaw qui nous fait faire presque le tour de la ville avant de finalement trouver l’hôtel Vikrant dans le secteur 18D avec
une chambre à prix raisonnable, c'est à dire 450 R sans fenêtre ni salle de bain.
En attendant, on va acheter notre billet de train à la gare pour Delhi et Jaipur au Rajasthan pour mercredi. Notre lune de miel au Rajasthan est pas mal raccourcie à cause des délais pour le visa. Je suis un peu déçue surtout qu’on
ne sait pas encore si on a fait toutes ses démarches pour que cela aboutisse ou non. Tout est tellement compliqué pour acheter des billets de train. Ashu n'y comprend pas plus que moi car il
n'a pris le train qu'avec moi, jamais avant. On doit toujours remplir un formulaire avant d'acheter son billet sur lequel on inscrit toutes les informations du train que l'on veut prendre
ainsi que nos noms et âges. On ne trouve pas ces maudits formulaires. On finit par comprendre qu'il faut aller à l'extérieur de la gare et on marche jusqu'à un autre édifice ou il y a une
longue file d'attente. On nous donne un formulaire. Une chance que j'ai déjà trouvé toutes les informations du train sur internet. Un avantage d'être une femme en Inde c'est qu'il y a une
file d'attente séparée pour les femmes et s’il n'y en a pas, on peut passer avant tout le monde! C'est ce qu'Ashu me dit de faire, ce qui ne semble pas faire l'affaire du type derrière moi qui
arrive à glisser son formulaire avant le mien au guichet. Mais l'employé le lui retourne car il est incomplet, ce qui fait que je passe avant lui! On a les billets mais pour la 2e partie on est
sur la liste d'attente en 4e et 5e position. Je ne suis pas trop sure si on va avoir de la place ni ce que l'on doit faire pour confirmer.