Venez découvrir ma passion et la réalisation de mes rêves: voyager à travers le monde ainsi que mes découvertes de nature sauvage, randonnée, trekking et pèlerinage. Parcours, carnets de route, impressions, photos, conseils...

Vendredi 6 avril, c'est
vendredi saint et tout le monde s'en fout ici sauf nous car cela a un impact étant donné que le bureau des visas est fermé. Que faire de notre temps? Visiter une nouvelle place sans
avoir à faire de trajet interminable en bus. On jette notre dévolu sur Amritsar en attendant mardi
pour récupérer le passeport d'Ashu. La ville est très célèbre car c'est le berceau de la religion Sikh. Située au Penjab, à seulement quelques kms de la frontière du Pakistan, c'est la
plus grosse ville de cet état.
Nous avons 205 kms à
parcourir en bus local et nous nous rendons à la gare routière en cyclo-rickshaw, qui est notre moyen de transport favori. Pour 20 à 30 R (0,5$) on peut faire un trajet d'environ 15 min.
Pour un étranger cela peut sembler un peu dur quand on voit ces hommes pédaler sous la grosse chaleur, mais c'est leur gagne-pain donc ils sont bien contents de nous transporter et ils
ont aussi de longs temps de repos.
L'hôtel Sita Niwas est situé au cœur de la vieille ville à une rue du temple. Là encore la propreté est douteuse mais dans les
villes fréquentées principalement par des touristes indiens, elles sont presque toujours comme cela. Je suis certaine qu'ils ne changent pas les draps à chaque fois et je me dis que cela ne
devrait pas me tuer ni me rendre malade. Après tout on est fait plus fort que cela.
Les Penjabis viennent ici en pèlerinage. On ne voit que
quelques touristes étrangers et les Penjabis sont tellement gentils avec nous. Ils sont très curieux et des enfants me serrent la main. On visite le temple jusqu'au coucher du soleil et aussi le
lendemain matin au lever du jour.

On
prend aussi le temps de visiter le bazar dans les rues avoisinantes. Cela fourmille de gens, de vélos, de rickshaws, de véhicules et toujours ce bruit infernal. J'aime beaucoup regarder toutes
ces boutiques qui vendent des produits pour les locaux et les touristes indiens. Ici pas de vaches, c'est déjà cela, mais c'est très sale et extrêmement pollué.
En fin d'après-midi on décide d'aller voir la
fameuse Border Ceremony. Tous les touristes indiens vont voir cela, alors pourquoi pas nous? Cela prend 1 hre pour faire les 30 kms qui nous séparent
de la frontière Pakistanaise.
Surprise! Ce ne sont pas quelques centaines de touristes qui sont là mais bien des milliers! On doit passer un poste de sécurité qui ne me semble pas très efficace et tout en marchant on se fait
proposer d'acheter boissons et mini drapeaux indien. Ashu est fouillé 2 fois, moi une seule fois par des femmes.
On s'assoit dans les
estrades. La foule est très colorée et bruyante alors que du côté pakistanais elle est plus éparse et tous semblent être vêtus de couleur blanche ou claire. Il y a de la musique, un genre de
cheer leader (homme), 2 drapeaux indiens qui se déplacent dans la foule et tout le monde crie un genre d'hymne: Vive l'Inde ou quelque chose du genre. On se croirait dans une aréna avant une
partie de hockey. Je trouve cela vraiment drôle car en fait il ne se passe presque rien si ce n'est les quelques gardes qui font des pas ridicules à toute allure et ils descendent les drapeaux.
Puis le portail doit être fermé mais on est trop loin pour le voir.
Au bout d' 1 hre tout le
monde prend le chemin inverse et s'ensuit les frénétiques coups de klaxons des véhicules qui tentent de se frayer un chemin à travers la foule.
De retour à Chandigarh, on avait pris rendez-vous pour un examen médical pour la demande de résidence permanente
d'Ashu mais arrivé là, ils lui disent qu'il doit absolument avoir son passeport avec lui. La photocopie n'est pas suffisante. Le docteur lui parle comme s'il était un moins que rien et lui crie
après. On décide donc de laisser tomber.
En attendant on va faire un tour au bord du lac, lieu de promenade des gens d'ici. Le lendemain on va au Rose Garden, le
plus grand jardin de roses d'Asie.
On passe une journée tranquille en attendant 17h pour récupérer le passeport d'Ashu. On a attendu jusque vers 18 h jusqu'à ce que le véhicule du consulat du Canada arrive. Un homme avec une valise en métal est ensuite entré dans le bureau. Moi j'attendais à l'extérieur car je n'avais pas le droit de rentrer.
Ashu est sorti le 1er avec son passeport et une enveloppe. Déception! Ils lui ont refusé le
visa de touriste. Motif: en référence à la loi sur l'immigration et les réfugiés, ils ont évalué que les chances qu'il reste au Canada après l'expiration du visa étaient trop grandes par
rapport aux chances qu'il retourne en Inde, même si j'avais fourni une lettre d'invitation et avais garanti que je paierai ses dépenses.
On m'avait prévenu que
le Canada était le pire pays pour accorder des visas aux étrangers et bien c'est bien vrai. Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de personnes qui tentent d'avoir un visa pour le Canada
ici et les difficultés qu'ils rencontrent. On a donc dépensé 75$ pour rien car bien sûr ils ne nous remboursent rien et on a passé plus de jours qu'on aurait voulu ici. Tant pis, je devrais
donc revenir seule à Ottawa pour cette fois. Il me reste l'option de le sponsoriser puisque maintenant nous sommes mariés mais cela risque d'être pas mal long, au minimum 6 mois, une
fois que j'aurai envoyé tous les papiers. J’espère qu'on pourra être ensemble à Noël!
Maintenant il ne nous reste qu’à tourner cette page et à profiter du reste de nos vacances. Mercredi 11 avril, nous voici parti pour le Rajasthan, destination la capitale Jaipur.