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Je suis toujours autant attirée
par NY mais je n’ai tout simplement pas vu le temps passer, jusqu’à ce matin d’automne ou je me suis levée en me disant : l’année 2012 avance et je n’ai aucun voyage à l’étranger de prévu
cette année. Avec le grand week-end du 11 novembre, période plate de l’année, pourquoi ne pas m’offrir un long week-end à l’extérieur ? Et c’est NY qui s’est présenté à mon esprit mais aussi
à mon portefeuille car Air Canada offrait des tarifs spéciaux. Une fois au bureau, à 7h30 mon billet d’avion était acheté. Diane, qui ne s’était pas levée en se disant qu’elle irait à NY a
accepté de se joindre à moi. Et voilà, un survol de ce super week-end à la découverte de la grosse pomme.
Premièrement, j’ai été très surprise
d’avoir à faire affaire avec une agente d’immigration américaine sur le sol canadien de la capitale nationale, à l’aéroport d’Ottawa ! Est-ce que le Canada est devenu un état annexé des
Etats-Unis ? Et quand j’ai vu la face de l’agente et les questions qu’elle me posait, j’ai compris que cela allait se compliquer. Elle a pris mon passeport et j’ai du attendre plus
d’une heure pour rencontrer un agent d’immigration. Finalement quand j’ai discuté avec l’agent, qu’il a tamponné mon passeport, il ne me restait plus qu’à prier que l’avion soit retardé et
courir… Diane m’attendait en bas de l’escalier. L’embarquement était commencé… J’avais du boire toute ma bouteille avant de passer la sécurité pour ne pas qu’on me la confisque. Et bien sur il
n’y avait pas de toilettes à l’immigration. Bref, j’ai du attendre jusqu’à ce que la lumière « Attachez vos ceintures » s’éteigne avant de pouvoir enfin me soulager et commencer à
déstresser !
On est forcé de constater que NY
c’est gigantesque et alors qu’on pense que les New Yorkais connaissent leur ville comme leur poche, il n’en est rien ! En demandant notre chemin à plusieurs reprises, nous nous sommes frappé
à un mur. New York c’est aussi une foule de microcosmes, beaucoup ne connaissent que leur environnement immédiat et parfois même pas, comme ce vendeur de hot dog & bretzel au coin d’une rue
qui n’avait aucune espèce d’idée d’où se trouvait la station de métro la plus proche, ou cette autre vendeuse de rue qui ne savait pas si la station de métro du coin desservait la ligne 1.
Après 2 jours, on a appris à lire
la carte du métro. On a réussi à comprendre qu’il y a la direction Uptown et Downtown ; que plusieurs lignes pouvaient passer/s’arrêter sur la même voie ; que parfois on devrait
traverser la rue et prendre une autre entrée pour accéder à la tram en direction opposée car les 2 côtés ne communiquent pas de l’intérieur ; que certains trains sont des express et ne
s’arrêtent pas à toutes les stations et on a failli se retrouver dans le Bronx à cause de cela… Bref, pas si compliqué que cela, sauf peut-être à comprendre les annonces que les conducteurs
baragouinent dans leur micro entre 2 stations.
Le clou de notre visite à Harlem
a été le concert jazz dans l’appartement de Marjorie Eliot. Elle joue du piano, son fils aussi et il chante ainsi que d’autres musiciens tous les dimanches après-midi dans son modeste
appartement. Il y avait des chaises partout et beaucoup de monde. Je me suis sentie privilégiée de pouvoir être là dans l’intimité du salon de cette dame sans âge tellement charmante qui
généreusement ouvre son chez elle à tous les visiteurs : gens du quartier et touristes pour un moment magique depuis une vingtaine d’années.
Et puis il y a les petites
dernières, comme la Freedom Tower qui n’est pas encore achevée mais qui sera bientôt la plus haute tour de NY et la visite du Ground Zero, un moment touchant. J’ai peine à croire que c’est ici
même que la tragédie s’est passée. Ils ont fait un mémorial sobre et magnifique avec des chutes d’eau gigantesques qui tombent dans un trou à l’emplacement des Twin Towers. On ne s’attardera pas
trop à la lecture des noms des disparus gravés dans la pierre tout autour car l’émotion devient trop forte.
Notre visite de NY n’aurait pas
été complète sans une visite culturelle. Le vendredi soir étant gratuit, nous en avons profité pour aller visiter MoMA. C’était la 2e fois pour moi mais j’ai aussi adoré. Il faut dire
qu’il y avait quand même foule et qu’on a du faire la file d’attente pour rentrer dans la salle principale du 5e étage ou les tableaux des plus grands maîtres sont exposés. Mais c’est
avec surprise que j’ai constaté que ce n’était non pas autour des tableaux de Picasso, de van Gogh ou de Matisse que les gens se bousculaient mais plutôt autour d’un tableau d’un peintre qui
m’était totalement inconnu et qui n’était même pas inscrit dans mon guide : Edvard Munch. Il semblait donc que j’étais la seule à ne pas connaître et à ne pas apprécier spécialement le
tableau en question intitulé « Scream ».