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  • : Venez découvrir ma passion et la réalisation de mes rêves: voyager un an en Asie ainsi que mes autres découvertes, telles que trekking et pèlerinage. Parcours, carnets de route, impressions, photos, conseils...
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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 01:53

Je passe mes dernières journées en Inde et c'est le cœur triste que je me prépare à partir. Après quelques jours dans le village de Goshal, je suis allée découvrir la vallée de Spiti, toujours dans l'Himachal Pradesh avec Ashu. On a d'abord passe une semaine au lac de Chendar Tal à environ 4000 m d'altitude, une semaine de camping sauvage dans un cadre exceptionnel, au bord du lac bleu-vert entouré de montagnes désertiques de couleur ocre et plus loin d'autres sommets enneigés. Les premières journées ont été marquées par la pluie, phénomène assez rare dans ce coin là. Par la suite, j'ai vraiment pu apprécier toute la beauté de ce cadre enchanteur. Nous avions tout l'équipement pour cuisiner et affronter les nuits froides. Il a gelé plusieurs fois. Je me suis sentie en vacances dans un endroit visité par seulement quelques touristes occidentaux et indiens chaque jour du moins en cette saison.

Une journée était plus animée que les autres car c'était la journée du dernier bain froid dans le lac pour les gens de la région. Je me suis baignée avec eux. Pas chaude l'eau! mais c'est le seul endroit pour se laver. J'ai presque réussi à oublier que j'allais bientôt rentrer au Canada et recommencer à travailler! car malheureusement cela fait partie de mes pensées quotidiennes maintenant! Pourquoi cela se termine-t'il déjà? 

Après Chendar Tal Lake, on est allé à Kaza et visiter le monastère bouddhiste de Tabo, vieux de plus de 1000 ans avec de très belles peintures murales. Puis retour à Goshal ou je suis encore jusqu'à lundi soir.

Le trajet en bus local de Kaza à Manali a été long et la pire route ou bien alors le pire bus, ou plutôt un mélange des deux. J'ai dû me tenir accrochée à mon siège durant les 8 hres de trajet pour ne pas tomber par terre car on était assis vers le fond et bousculés de gauche à droite, de haut en bas avec comme seule distraction le paysage de la vallée et nos voisins de banquette, famille de charmeurs de serpents qui transportaient leurs serpents sous la banquette du dernier banc, là ou étaient assis quelques touristes. Personne n’a osé le leur dire!  

Aujourd'hui à Goshal commence l’un des festivals annuels du village. Hier tout le village s'est mobilisé : un membre par famille, pour reconstruire le pont suspendu en bois avant le début du festival. Il a été détruit à cause d'une surcharge de poids: 7 vaches ont tenté de le traverser en même temps et il n’a pas résisté! Il fallait donc faire un grand détour jusqu'au pont suivant ou bien emprunter la mini nacelle accrochée après un câble qu'il faut tirer à bout de bras pour faire avancer jusqu'à l'autre rive. J'ai choisi la première option.

Depuis plusieurs jours c'était le grand ménage dans tout le village: on lave, désherbe, repeint les maisons en préparation du festival. Plusieurs familles distillaient de l'alcool devant leur maison pour faire le vin local qui sera bu durant les 4 ou 5 jours que durent les célébrations. La nuit dernière des hommes ont dormi dehors sous le noyer  à côté du temple local. Je les ai entendus jouer de la musique à 4h du matin. Ce matin, tous les enfants allaient de maison en maison pour demander des bonbons et chocolats (genre d'Halloween local) en échange d'une feuille de fleur d'œillet d'Inde. Ce soir, je suis invitée pour souper avec toute la famille d'Ashu. Lundi est la journée la plus importante avec musique et danse mais c'est aussi la journée de mon départ. C'est dommage!

Me voilà donc au bout de mon voyage... J'espère que vous avez apprécié lire mes récits. Je suis triste que mon aventure se termine déjà mais cela va me faire plaisir de revoir la plupart d'entre vous bientôt.

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 04:04

Swayambhu - magnifique stupaJ'ai changé un peu mon programme pour mes 3 derniers jours à Kathmandu en raison des événements. Il y a eu encore une journée de manifestations. Le mouvement s'est amplifié et étendu à la grandeur du Népal. Du coup les autorités ont coupé les routes et il n'y avait pratiquement plus de véhicules qui circulaient dans la capitale, aucun autobus et surtout aucun taxi. Je suis donc restée dans les environs de Durbar square cette journée là. L'avantage c'est que la chaussée était aux piétons et que l'air était super propre. La journée suivante, le gouvernement a plié et a remis le prix du carburant comme avant. J'en ai donc profité pour aller en tempo jusqu'à Pashupatinath, là ou les crémations ont lieu. Il y a plusieurs temples dont certains qu'on ne peut pas visiter quand on n'est pas hindou. C'est toujours un peu frustrant de pouvoir juste jeter un coup d'œil à travers la porte. Finalement je ne suis pas allée voir les crémations. Il fallait encore payer: 250 R. Cela ne me tentait plus, surtout qu'on est loin de l'ambiance de Vârânasî. J'ai rencontré un jeune Népalais avec qui j'ai passé une couple d'heures. Il était très intéressant. Il m'a fait rencontrer le Tiger sâdhu qui vit dans une grotte, un jeune guru qui m'a semble très sympathique et qui m'a offert un morceau de gâteau aux épices que je n'ai pas osé refuser pour ne pas l'offenser. 

 

J'ai fait ma dernière visite chez un coiffeur en Asie, choisi au hasard et je suis assez bien tombée, ouf! J'en ai profité pour magasiner encore un peu. J'ai bien aimé le quartier ou on trouve toutes sortes de marchands, comme par exemple ceux qui fabriquent les colliers de perles que toutes les femmes mariées népalaises portent (généralement rouge ou vert).

 

Le départ a été un peu compliqué car cette fois-ci c'était les compagnies pétrolières qui faisaient grève et tous les véhicules se sont précipités pour faire des réserves d'essence. A cause de bouchons, le taxi a du faire un grand détour pour m'emmener à l'aéroport. L'avion a eu 1 hre de retard. On a été fouillé 2 fois et on a du identifier nos bagages avant d'embarquer, et finalement à l'arrivée il n'y avait aucun bagage dans l'avion! Il a fallu attendre 3 hres jusqu'au vol suivant pour les récupérer. Du coup à cause de la climatisation dans l'aéroport, j'ai attrapé un bon rhume! A Delhi c'était encore une chaleur infernale. Je n'y ai passe qu'une nuit, à la même guest house que la 1ere fois. Les gens y sont sympas et il n'y a que très peu de monde. 

 

J'ai pris le train pour Chandigarh, seulement 4 hres et il est arrivé à l'heure! C'est la capitale du Penjab et une ville très différente des villes indiennes car elle a été construite dans les années 50, sur les plans de l'architecte français Lecorbusier. Les rues sont larges et tout est bien structuré avec des places carrées et des boutiques autour, des secteurs numérotés, beaucoup d'espaces verts. Bref c'est une ville propre ou on se sent à l'aise mais qui n'a pas le charme d'autres villes asiatiques. On pourrait presque se croire au Canada. Je suis allée voir mon 1er film au cinéma en 1 an! C'était un film indien donc je n'ai pas tout compris mais l'histoire d'amour était facile à suivre. 

 

Me voici de retour à Manali ou plutôt dans le village de Goshal chez mon ami Ashu.  La route a été longue pour arriver jusqu'ici car elle était coupée à cause d'éboulements. Enfin, ce ne sont plus les grosses chaleurs ici. Par contre il pleut souvent et les montagnes sont couvertes de neige. J'apprécie pouvoir cuisiner et manger des légumes frais que je peux cueillir moi-même. La vue de la maison est splendide. Il y a de grandes fenêtres qui donnent sur les montagnes et on voit quelques cascades d'eau au loin. Le niveau de la rivière a beaucoup augmenté. De la route principale, il faut traverser plusieurs petits ponts de bois pour se rendre à Goshal. Il y en a un qui a été emporté par le courant. 

 

Goshal c'est un très beau village, tellement paisible. On entend juste le bruit de l'eau. Les maisons sont construites proches les unes des autres et il y a d'étroits sentiers qui le traversent. Il y a quelques maisons récentes et espacées à la périphérie comme celle ou je suis.

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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 04:38

J'ai fait un très bon voyage en train-couchette d'Agra à Varanasi ou Bénarès et ai été agréablement surprise par le compartiment 2e classe avec air climatisé, très propre et assez spacieux. J'étais seulement avec d'autres touristes étrangers. Comme différence d'avec les trains chinois ou thaïlandais: le service beaucoup moins bien. Dans le train indien, on fait soi-même son lit et il n'y a pas de wagon-restaurant mais au moins les draps étaient propres. Autre différence: la ponctualité. Le train est arrivé à Agra avec plus d'1 hre de retard et à Varanasi avec 3 1/2 hres de retard, mais bon il ne s'agit là que de détails, car j'ai passé une très bonne nuit! Arrivée à Varanasi sous la pluie, je n'avais pas le goût de dépenser toute mon énergie à discuter avec le chauffeur de rickshaw et je me suis laissée conduire jusqu'à l'hôtel de son choix, sachant très bien que ce n'était pas là que je voulais aller et qu'il m’y emmenait parce qu’il pouvait toucher une commission. Finalement, le prix était raisonnable et la chambre convenable mais pas proche du Gange et de l'animation. Mais pour une nuit, c'était acceptable.

 

Varanasi n'est pas aussi pire que je l'imaginais. Je suis agréablement surprise. Il y a beaucoup moins de pèlerins qu'à Haridwar et dans le quartier Chowk, vieux quartier proche des Ghats (escaliers le long du Gange ou les pèlerins se baignent), les ruelles sont tellement étroites que même les rickshaws ne peuvent pas y aller, ce qui fait toute une différence. Seuls quelques vélos, mobylettes, les vaches, les chèvres, les chiens et les piétons peuvent s'y aventurer. Inconvénient majeur: les bouses de vaches qui sont parfois difficiles à éviter et aussi tous ces gens qui vous harcèlent pour vous vendre quelque chose. Il est presque impossible de marcher seule tranquillement. 

 

J'ai fini par passer ma 1ere journée avec Deepou, un adolescent, vendeur de cartes postales très gentil, qui m'a servi de guide et m'a permis d'être moins harcelée. Je l'ai par la suite rencontré tous les jours et il m'a servi de guide plusieurs fois. Un jeune garçon honnête avec qui il est facile de se lier d'amitié et il m'a fait découvrir plusieurs très jolis temples. Les ruelles sont un véritable labyrinthe ou on trouve de tout, surtout des boutiques pour touristes mais aussi de minuscules restaurants, café internet... et vendeurs de tout. C'est tellement intéressant juste de se balader et d'observer tout ce qui se passe autour de soi. Par contre, il fait une chaleur humide à peine supportable et il a plu quelques fois. Les Ghats au bord du Gange - Pèlerins et Sadhus

 

 Comme c'est la saison des pluies, l'eau du Gange commence à monter et les escaliers commencent à être pas mal immergés. Il devient impossible de marcher tout le long des Ghats et on doit parfois remonter jusque dans les ruelles et redescendre plus loin.

 

Je suis allée voir les crémations et c'est vraiment un spectacle très particulier. Il y avait plusieurs buchers mais on ne voyait pas les corps bruler. Les corps des défunts sont recouverts d'un tissu. Par contre j'avais du mal à supporter la fumée. J'ai mangé dans un restaurant qui donnait au-dessus d'Harishchandra Ghât avec vue sur les crémations. Je pensais que cela me dérangerait plus mais j'ai réussi à garder mon appétit.

 

J'ai eu mon 1er choc quand au bord du Gange je me suis retrouvée face à 3 chiens en train de mordre et de déchiqueter ce qu'il restait d'un cadavre humain. C'était une vision très macabre mais pour les enfants qui ne jouaient pas très loin cela semblait assez banal. A 19 hre j'ai assisté au pûjâ, cérémonie avec chants sacrés et offrandes au Gange ou les 5 éléments sont représentés. C'était très intéressant et avec peu de monde.

 

 J'ai change d'hôtel pour la Sita Guesthouse avec vue sur les Ghats. Cette ville me plaît et j'y suis restée 4 jours, histoire de vraiment m'imprégner de l'ambiance. Dommage que ce soit aussi touristique! A Varanasi on vénère Vishnu. On rencontre toutes sortes de babas, d'adorateurs de Vishnu et de pèlerins vêtus d'orange qui se promènent parfois avec un bâton rempli de guirlandes et de toutes sortes de babioles accrochées après, très quétaine mais dans l'ensemble j'ai rencontré beaucoup moins de Sâdhus qu'à Haridwar et je m'attendais aussi à voir un grand nombre de mendiants et de lépreux mais ce n'est pas le cas.

 

 Le fleuve sacré qui purifie et ou tous les Hinddus font leurs ablutionsLa ballade en barque au lever du soleil le long des Ghats est extrêmement intéressante. On peut observer les prières et ablutions dans le fleuve sacré. Il faut vraiment avoir la foi dans la pureté du Gange pour y faire sa vaisselle, lessive, y boire et s'y brosser les dents car pour moi, pas question d'y tremper un seul orteil, surtout quand je pense à tout ce qui y flotte, même des cadavres enveloppés, ceux qu'on ne doit pas incinérer.

 

 J'ai été visiter Sarnath à quelques kms de Varanasi, là ou Bouddha a prononcé son 1er sermon après l'illumination. C'est un endroit relativement paisible comparativement à Varanasi. 

 

Je suis maintenant au Népal et cela fait du bien de se reposer un peu de l'agitation de l'Inde. Pour me rendre jusqu'a la frontière, j'ai passé 9 hres dans un bus local dont le chauffeur était un fou du volant. Je me demande s'il tentait de battre son record de vitesse. A chaque fois qu'un véhicule avait le malheur de se trouver devant nous, il appuyait frénétiquement sur son klaxon jusqu'à ce que le véhicule se tasse pour nous laisser passer et il ne s'arrêtait pour prendre des passagers que quand cela lui tentait. Il riait quand on passait sous le nez de personnes qui voulaient embarquer dans le bus. Au Népal, les bus ne sont guère mieux et ils ont la manie de taper sur le bus pour donner le OK au chauffeur de partir. C'est quand même beaucoup plus relax qu'en Inde et cela me fait du bien de me reposer après le bruit, la pollution et les gens-parasites de Varanasi. Je commençais à avoir les intestins fragiles, ce qui ne m'est pas arrivée souvent depuis le début.

 

 

Je suis contente d'avoir choisi de visiter l'Inde vers la fin de mon voyage car je ne sais pas si j'aurais pu l'apprécier autant au début. C'est un pays très particulier et qu'on ne peut comparer à aucun autre. On rencontre vraiment toutes sortes de gens et c'est vrai qu'on ne peut pas rester indifférent. Je crois qu'il faut avoir une certaine ouverture d'esprit et beaucoup de patience car parfois il est difficile de garder son calme! Bon, je n'ai vu qu'une toute petite partie de l'Inde mais c'est quand même un bon échantillon. C'est sur ma préférence va pour la région himalayenne et d'ailleurs j'y retourne dans quelques semaines. J'ai acheté mon billet d'avion Kathmandou - Delhi pour le 22 août. 

 

Au Népal, les gens sont très gentils et ils me saluent très souvent dans la rue: "NAMASTE" en joignant les mains devant la poitrine, même les jeunes enfants. Je me sens un peu comme au Laos car ici aussi c'est pauvre et dans les villages, les maisons sont en bois recouvertes de terre et le toit en herbe séchée. La nature est verte avec le riz et le maïs qui poussent. J'ai visité Lumbini, là ou Bouddha serait né. Ils ont construit un genre de Bouddha Disneyland avec chaque pays ayant construit ou construisant un temple ou pagode bouddhiste. Cela m'a permis de faire une rétrospective de mon voyage en comparant tous les styles: Chinois, Vietnamien, Thaïlandais... J'ai bien aimé car il règne une ambiance très paisible, propice au recueillement. J'ai pu aussi observer un oiseau gigantesque (crane en anglais) gris avec la tête noire et rouge, superbe! Mais quelle chaleur!!! Je bois 3 litres d'eau par jour et je transpire à grosses gouttes tout le temps. Je comprends pourquoi il n'y a pas plus de touristes, seulement quelques Coréens et un Sri-lankais que j'ai rencontrés. 

 

Je suis maintenant à Tansen, un petit village dans les montagnes. Je me dirige vers Pokhara et les montagnes de l'Himalaya par la suite. Il fait quelques degrés de moins mais je transpire toujours. Je vais profiter de la nature. Je crois bien que je suis la seule touriste ici et personne ne m'achale dans la rue. C'est la paix totale et l'endroit idéal pour me reposer. La bouffe Népalaise n'est pas terrible. Ici le dhal est plutôt une soupe avec seulement quelques lentilles. J'ai de la difficulté à trouver un plat qui soit bon et pas trop gras. Je crois que je vais me rabattre sur les momos tibétains.    

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 05:25

Même plusieurs jours après le trekking, j'y repense encore très souvent. J'ai toutes ces images qui me reviennent dans la tête. Je suis tellement contente et fière d'avoir fait un tel trek car 3 semaines cela me semblait long et presque impossible. Je me demandais si je pourrais marcher autant de kilomètres à une telle altitude avec tous ces cols à franchir. Mais je me disais que si les chevaux pouvaient le faire alors moi aussi car cela voulait dire qu'il n'y avait pas d'escalade à faire. 

Je revois dans ma tête tous ces superbes villages avec ces maisons toutes blanches, recouvertes de branches et d'herbe séchée en guise de toit, avec des bouses de yaks par-dessus en train de sécher. Au Zanskar c'est le combustible principal car il n'y a pratiquement pas d'arbres. Il y a bien des endroits avec des plantations d'arbres mais ils ne sont pas bien gros. Très souvent sur les sentiers on passe devant des murs de pierres qui sont pour la prière et aussi des chortens, genre de stupas blancs. Dans toute cette région, les gens sont bouddhistes. Il y a aussi pas mal de tibétains. Il y avait des moulins à prières dans presque chaque village et les drapeaux de couleur avec prières flottent sur tous les toits des maisons. 

Les gens que j'ai rencontrés en route étaient absolument charmants, toujours souriants et on s'échangeait des "Jullay", bonjour local. Parfois, une femme m'apportait une fleur d'églantine pour mettre sur mon chapeau. Les enfants aussi étaient toujours présents et très curieux. Dans les campings situés dans les villages, je devenais la curiosité locale. Les habitants venaient faire un tour, surtout les enfants et ils restaient plantés là devant la tente à nous regarder. Il n'y a qu'une fois ou je me suis fait voler ma savonnette Dove. Souvent ils voulaient seulement avoir des bonbons car ils sont quand même habitués à voir des touristes, surtout des Français.
 

L'avantage de marcher à pieds dans une région ou il n'y a pas encore de route (elle est en construction et d'ici quelques années peut-être que ce trek n'existera plus), c'est que l'on peut vraiment observer la vie dans les villages que l'on traverse. Il s'agit d'une vie difficile dans une région très pauvre qui est complètement isolée l'hiver à cause de la neige. Ils transportent toutes les marchandises par chevaux et ânes durant l'été et l'armée parfois utilise des hélicoptères. Malgré la sécheresse ils cultivent dans les vallées grâce a leur système d'irrigation car il y a toujours des rivières. Ils élèvent des yaks mais la nourriture est principalement végétarienne. J'ai goûté une fois au Tchang, bière locale à base d'orge que je n'ai vraiment pas aimé. J'ai parlé à plusieurs instituteurs dans des écoles ou la plupart des enfants sont pensionnaires et ne rentrent chez eux que 2 fois par année. Ils étudient souvent 4 langues: le tibétain (langue locale), l'anglais, l'Hindi (langue officielle) et l'Urdu (langue de l'État de Jammu & Cashmere) et parfois seulement 3 (sans l'Hindi). L'anglais est donc très important et j'ai été surprise de rencontrer des jeunes enfants avec qui je pouvais converser en anglais.
 

Une fois arrivée à
Lamayuru et même avant, à Wanla, on se retrouve avec plein de touristes. Ce n'est plus la même ambiance et le paysage n'est plus le même. Il n'y a plus que des montagnes désertiques, paysage presque lunaire avec quelques cimes enneigées mais les couleurs sont moins spectaculaires. Même l'ambiance des monastères n'est plus là. On a plutôt l'impression de visiter un musée car les moines ne vivent pas là alors que dans le Zanskar, je pouvais observer la vie des lamas, les voir parfois peindre, visiter leur minuscule chambre-cellule, voir la cuisine, observer des femmes en train de repeindre les chortens... Mais la vue du monastère de Lamayuru dans les hauteurs est splendide. Sur la route de Leh, on s'est arrêté a mi-chemin pour dormir dans le village de Saspol dans l'unique hôtel de la ville tenu par un vieillard charmant. On a visité le village d'Alchi à quelques kilomètres avec un très beau temple richement décoré, de grandes statues et de très belles peintures murales mais là encore il s'agit maintenant plutôt d'un musée ou il y avait beaucoup trop de touristes.
 

J'ai aussi visité
Leh, une petite ville touristique charmante ou vivent de nombreux tibétains mais aussi des Népalais. J'en ai donc profité pour faire une cure de momos. La vue d'en haut du Palais royal est très belle mais je n'ai pas visité celui-ci car il me semblait vide. J'ai bien aimé la vielle ville avec ses ruelles et vieilles maisons ainsi que le bazar. J'ai craqué pour un Thangka représentant une Tara verte. Il a été fait dans un monastère du Zanskar. 

Le retour sur Manali nous l'avons fait en jeep en 1 journée: 15h30 de trajet à partir d'
Upshi car sinon j'aurais du payer le tarif touriste à partir de Leh (c'est contrôlé par la Taxi Union, syndicat des taxis).  Ce fût un long et pénible trajet car la route, si on peut appeler cela une route, est dans un état abominable et il y a plusieurs cols à passer dont le col de Taglang à 5360 mètres. Il faut savoir que c’est la 2e plus haute route du monde. Le paysage est bien sur toujours aussi superbe. Je suis donc retournée à Manali ou plus exactement au village de Goshal ou habite Ashu. J'ai passé plusieurs jours dans sa maison. C'est un village fantastique très paisible car il n'y a pas de route. J'ai retrouvé avec plaisir la verdure et les vergers de pommiers.
 

Me voici maintenant à
Agra après 17h30 de bus (couchette) jusqu'à Dehli et 4 heures en taxi. J'ai visité le Taj Mahal et le fort rouge avec Ashu. Il est reparti ce matin pour Manali et je prends le train ce soir pour Vârânasî. Agra est une ville plutôt sale et pas terrible mais c'est un incontournable. 

 

Un moment fort en émotion dans mon voyageJe ne pouvais pas être en Inde et ne pas visiter le Taj Mahal, ce fabuleux monument de marbre blanc, symbole de l'amour, que je rêve de voir depuis toujours. Je n'ai pas été déçue. Nous l'avons découvert à 6 heures le matin, sous un soleil levant pour éviter la foule et la chaleur et il n'y avait que peu de monde. C'était donc très paisible et j'ai été vraiment éblouie par un tel chef d'œuvre d'élégance, de finesse, d'harmonie. Le fort d'Agra est aussi très intéressant avec son enceinte de gré rouge et tous ses différents palais, jardins, mosquées à l'intérieur. J'aime beaucoup toutes les décorations que l'on retrouve dans l'art moghol avec de nombreuses fleurs et des formes géométriques. 

Maintenant que je suis seule, je me fais beaucoup plus harceler par les rickshaws qui veulent toujours m'emmener au bazar dans l'espoir que j'achète quelque chose et qu'ils touchent leur commission. A Agra, cela sent l'arnaque pour touristes à plein nez. Il m'arrive de m'énerver parfois et généralement ils me laissent tranquille une fois que j'élève un peu la voix. Le 1er soir quand on est arrivé, il y avait une fête religieuse en l'honneur de Shiva et durant toute la nuit jusqu'au lendemain une foule de gens, surtout de jeunes hommes, ont marché sans arrêt nus pieds avec une musique infernale dans la rue.
  

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12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 10:29

Finalement c'est à Haridwar et non à Rishikesh que j'ai décidé de rester. J'ai d'abord passé 2 jours dans la vieille ville à visiter. Que d'animation! C'est le point de départ du pèlerinage vers les sources du Gange et on est en pleine saison de pèlerinage à cause des vacances scolaires. Cela grouillait de monde partout, seulement des Indiens et une poignée d'occidentaux. Le soir il était très difficile de se déplacer dans la rue entre la foule et les vélos-rickshaw. Je ne pense pas avoir déjà connu une telle animation avec la chaleur extrême, la pollution et le bruit car cela klaxonne tout le temps. Je dois dire que cela m'a pris un peu de temps à m'habituer. La ville est sale et plutôt laide comme toutes les villes que j'ai traversées jusqu'a présent. Par contre, ce qui est intéressant c'est de se promener dans la partie proche du Gange, là ou tous les pèlerins se baignent dans le fleuve sacré. C'est un véritable spectacle en soi, surtout le soir durant la cérémonie du feu ou on se retrouve parmi plusieurs milliers de personnes. Les gens font des offrandes de fleurs, encens et bougies au fleuve. C'est très beau mais je me sentais un peu étouffer. Par contre les gens sont très gentils et tout le monde marche dans le calme.

J'ai donc choisi de passer 7 jours dans un ashram au
Moyal Ashram
(lieu pour apprendre avec généralement un gourou mais pas dans celui ou j'étais) et de prendre des cours de yoga et méditation. A 38$ par jour, c'est un peu cher pour l'Inde mais j'avais des cours privés et cela incluait l'hébergement dans un très bel ashram, tous les repas et 2 séances de reiki donné par Sanjeev, le propriétaire de l'agence et qui a tout organisé pour moi. C'était un homme très professionnel et qui offre un excellent service. A l'ashram je me suis reposée mais j'ai aussi travaillé fort car depuis que je suis partie, le seul sport que je pratique c'est le port du sac à dos! Donc j'étais un peu rouillée! 

Mon programme se résumait ainsi: réveil vers 7h par un gas des cuisines qui venait m'apporter une tasse de chaï (thé au lait, sucré avec des épices); 7h30-9h30 cours de yoga / méditation; 9h45 petit déjeuner; temps libre; 13h lunch; temps libre; 17h-19h 2e cours de yoga / méditation; 20h30 souper et vers 22h j'étais couchée! Les repas étaient tous végétariens comme dans toute la ville d'ailleurs et pour chaque repas on avait : thali avec différentes sortes de pain: chapati, roti..., riz et parfois un dessert un peu étrange. La nourriture était excellente et j'étais toujours resservie plusieurs fois même quand je n'avais plus faim mais après plusieurs jours j'avais le goût de manger un autre type de cuisine.  Ce séjour à l'ashram m'a donné l'occasion de discuter avec plusieurs Indiens mais aussi de jouer avec des enfants qui venaient me chercher le soir dans ma chambre.
 

J'ai adoré me balader sur la rive du Gange, un endroit ou il n'y avait pas de touristes, ou on pouvait marcher à pieds sans être bousculé par les véhicules et ou je rencontrais toutes sortes de gens: locaux, pèlerins, sâdhus habillés en orange, parfois torse nu, aux cheveux hirsutes et avec l'air un peu bizarre... Il y avait des quais le long du Gange ou les sages venaient s'assoir et méditer le soir. Il régnait là une ambiance très spéciale. Je suis allée une fois à
Rishikesh en auto-rickshaw. Il y avait un trafic infernal sur la route. J'ai moyennement aimé Rishikesh. Il y avait foule là aussi et des embouteillages sur les 2 ponts pour piétons et mobylettes. L'endroit est plein d'ashrams et de cours de méditation et yoga de toutes sortes. Tout semble orienté vers les touristes étrangers en quête d'eux-mêmes et de "spiritualité". Jusqu'à quel point, ces enseignements sont sérieux? Je n'en sais rien. Ce que je constate c'est qu'il y a l'air d'y avoir de nombreux charlatans qui sont là pour embarquer les gens trop crédules. J'ai vu plusieurs gourous qui étaient bien gras et devaient surement être plus intéressés à manger qu'à faire du yoga ou à atteindre l'illumination! 

Depuis que je suis en Inde, je ne rencontre que des gens charmants. Toujours accueillie par les sourires et les rires des enfantsJe reste un peu méfiante quand les gens sont aussi gentils car je me demande ce qu'ils attendent en retour, mais pas du tout. Ils sont tout simplement gentils, serviables, généreux et contents de rencontrer des occidentaux et ne manquent pas une occasion de se faire photographier en notre compagnie. A plusieurs occasions, alors que je demandais mon chemin ou quel bus je devais prendre, je me suis faite accompagner en moto ou à pieds.
 

Après Haridwar, j'ai mis le cap vers le nord à la recherche de fraicheur et de montagnes. Depuis 4 jours je suis à
Dharamsala, à 1800 m d'altitude, lieu de résidence du Dalaï Lama et de milliers de Tibétains. Je n'ai malheureusement pas eu la chance de le voir car il n'est pas là en ce moment. Le cadre est absolument sublime avec des montagnes tout autour. Hier, j'ai fait une randonnée qui m'a pris 4h15 à monter et 3h15 à descendre pour arriver à 2800 m, juste en face d'un magnifique sommet enneigé. Je ne m'attendais pas à une telle ascension mais cela en valait vraiment la peine. Je loge au Seven Seas Lodge
pour 5 CAD$, un endroit très bien ou le personnel est tellement gentil et le restaurant sur le toit excellent. 

Ici la situation des Tibétains est bien différente des Tibétains de Chine. Je n'ai vu que des Tibétains bien habillés qui semblent relativement aisés. Les gens les plus pauvres et les mendiants sont tous Indiens. En Chine dans la province de Gansu ou j'ai vu le plus de Tibétains, ils étaient pauvrement vêtus, souvent un peu sales et faisaient certainement partie de la classe sociale la plus pauvre.  J'aime bien Dharamsala. Dommage qu'il y ait autant de touristes. Dans le quartier de
Bhagsu ou je reste, on retrouve surtout une génération de jeunes hippies qui marchent souvent pieds nus et qui semblent fumer du pot toute la journée. J'exagère peut-être un peu mais pas beaucoup. Ici aussi on retrouve essentiellement des backpackers Israéliens. C'est la saison la plus touristique car tout le monde fuit la canicule et la mousson.

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 02:49

J'ai passé 3 jours sur l'île de Koh Samet à environ 3 h de bus de Bangkok et 45 min. de bateau. J'ai choisi cette destination qui n'est surement pas la plus belle île car ce n'est pas une trop grande île et ce n'est pas très loin. En effet, je voulais me reposer quelques jours et profiter de la plage avant de retourner à Bangkok. Ce n'est que la 2e fois que je vais à la mer en 8 mois! J'ai vraiment apprécié ces quelques jours, surtout que c'était hors saison, donc il y avait très peu de touristes. 

Sur la plage ou j'avais loué un bungalow à 500 Baht (15 CAD$), on était tout au plus 10 personnes et quelques chiens. L'eau était excellente mais l'accueil plutôt froid. C'est un endroit ou vont surtout les Thaïlandais. Mais j'étais là pour la mer et la plage essentiellement et je dois dire que je n'ai pas été déçue. Comme c'est la saison des pluies, le ciel était souvent couvert mais il n'y a eu que quelques averses, avec par contre beaucoup de moustiques! La nuit j'étais réveillée par un gueiko, de la famille des reptiles qui semblait partager le même bungalow que moi et qui fait un bruit très bizarre, environ toutes les 1/2 heures. J'ai donc dormi avec mes bouchons!
 

De retour à Bangkok, je suis retournée dormir à l'AJ ou j'étais toute seule dans le dortoir pour les 2 nuits. J'ai été au fameux marché du week-end
Chatuchak,
un endroit incroyable, un paradis pour faire ses achats de souvenirs à prix vraiment bas. Dommage que je ne peux rien acheter maintenant, car je ne veux pas me charger plus. J'ai déjà environ 13 à 14 kilos à porter dans mon sac! Mais quelle chaleur dans ce dédale d'allées ou tous les touristes et les Thaïlandais se retrouvent. Après 2 heures, et loin d'avoir tout vu, je n'en pouvais plus et je suis partie.
 

J'aime vraiment Bangkok. C'est une ville ou il est facile de se déplacer à pieds, en taxi, en tuktuk, en autobus ou avec le sky line (métro) et même en bateau-ferry. Les gens sont vraiment gentils. Par contre j'ai eu un peu de difficulté pour manger végétarien car la plupart des stands dans la rue ne vendent que des plats avec de la viande.
 
 Découverte de Bazar Street

 

 

Avec une température de + de 40 degrés et la peau moite me voici donc enfin en Inde, ce pays qui m'intriguait et que je redoutais tant à la fois car j'ai tellement entendu d'histoires incroyables à son sujet que je me demandais quel choc j'allais avoir en arrivant à Dehli. Rassurez-vous je n'ai eu aucun choc. J'étais prête pour le pire et j'ai été agréablement surprise. 

Tout d'abord il faut savoir que j'avais choisi de voyager avec Bangladesh Airlines car moins cher mais que cela impliquait une nuit à Dhaka, tout inclut. Cela a été un long trajet mais intéressant. Je n'ai malheureusement pas vu grand chose de la ville car ayant un visa de transit seulement, on nous a emmené directement à l'hôtel et il pleuvait beaucoup ce soir là. Par contre, j'ai pu sentir tout de suite la différence d'avec la Thaïlande et l'Asie du sud-est. C'est plus l'anarchie. Cela parle fort... Mais j'ai bien apprécié le service à l'hôtel. Le personnel était charmant et dévoué. J'ai partagé une chambre avec 2 anglaises. On nous a appelées dans la chambre pour le souper. Le soir un employé est venu nous débarrasser d'une gigantesque coquerelle sur le lit d'une des filles, tout cela dans la bonne humeur. Il nous a dit qu'on pouvait l'appeler n'importe quand durant la nuit! Une chance qu'on avait barré la porte car le matin pour nous réveiller il a tout juste frappé et voulait déjà ouvrir la porte. Le matin après le petit-déjeuner nous nous préparions à partir de l'hôtel mais on nous a annoncé que l'avion avait du retard. On devait décoller à 11h mais on a seulement décollé vers 13h30 et cela a été un véritable parcours du combattant pour se rendre jusqu'à l'avion: plusieurs files d'attentes et postes de sécurité à passer... et tous les Indiens qui se faufilaient pour passer en avant des autres... Bref, il est clair que je vais devoir m'adapter à une autre culture, un autre mode de vie et devoir m'imposer!
 

En arrivant à Delhi je me suis jointe à un groupe de filles pour partager 2 taxis, 2 d'entre elles connaissant bien la ville. Nous sommes allées sur
Pahar Ganj (Bazar street), dans le quartier des backpackers et j'ai une chambre vraiment 'basic' à la Shiva Guesthouse pour 120 roupies (3 CAD$) avec douche et toilettes à l'extérieur. J'ai vraiment mal dormi, réveillée toutes les heures à cause de la chaleur malgré la fan. C'est vrai que la rue est pire que Kao San à Bangkok car les bâtiments sont dégueulasses. La rue est étroite et cela grouille de monde, de vendeurs de toutes sortes, de rickshaws mais aussi parfois avec quelques vaches. Elle porte bien son nom: Bazar Road. Par contre, on n'est pas harcelé par les gens. Ils nous accostent gentiment sans aucune agressivité et insistance. C'est bruyant mais c'est tout à fait supportable. Je ne me sens pas agressée comme je l'ai été à Hanoï! A moins que je me sois habituée a l'Asie!
 

Ce qui m'a le plus surprise ici, ce sont les couleurs. Les femmes portent des vêtements avec de belles couleurs chatoyantes, mais aussi l'odeur de l'encens un peu partout dans la rue, parfois aussi l'odeur d'urine. C'est vrai qu'il faut avoir une bonne vision périphérique quand on marche dans la rue car les véhicules n'hésitent pas à nous frôler et les rickshaws sont prêts à nous rouler dessus mais j'aime mieux cela que les mobylettes de Hanoï et je n’ai pas vraiment de problèmes à me faufiler entre les véhicules pour me déplacer dans la rue. Par contre, on se fait reluquer tout le temps par les hommes. J'ai décidé de ne surtout pas les regarder dans les yeux et de les ignorer.
 

Je suis arrivée seulement hier, donc c'est encore difficile de me faire une idée mais j'ai un bon feeling. Par contre je ne reste pas à Delhi. J'aurais le temps de visiter plus tard car je dois repasser par ici durant mon voyage. Cet après-midi je prends le train avec une canadienne et une américaine pour Haridwar. J'ai besoin d'un peu de fraicheur et de me retrouver dans les montagnes. Je veux aussi aller à Rishikesh et voir les sources du Gange.
 

Je suis vraiment contente d'être en Inde et je me sens vraiment bien ici. C'est un pays que je voulais visiter depuis si longtemps et j'y suis! J'ai encore du mal à réaliser. Quel changement par rapport à tout ce que j'ai vu, senti, entendu jusqu'a présent.

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Published by Réjanne - dans 2006 Inde
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